
Cette année, nous restons au pays. Nous fêterons Noël avec nos proches. Voilà presque 15 ans qu’un Noël sur deux, nous sommes à l’étranger, qu’un Noël sur deux, nous ne sortons pas les décorations de Noël, ne faisons pas de sapin et nous ne participons pas aux réjouissances de cette Fête, quittant le pays avant le grand boum et ne revenant qu’une fois toute l’affaire terminée.
Hier soir, en faisant le sapin de Noël avec mes filles, alors qu’une belle musique de Noël se faisait entendre, je m’arrêtai un instant pour fixer le moment. Avec une grande fille de bientôt 16 ans et une autre qui sera au secondaire l’an prochain, il est certain que les Noëls changent, qu’ils se transforment en quelque chose que nous ne pouvions imaginer lorsque nous avions des « bébés, de jeunes enfants ». La façon d’offrir des cadeaux change aussi. Il est loin le temps où nous choisissions tous les cadeaux selon nos critères et notre enthousiasme du moment. Aujourd’hui, il faut en parler aux intéressées, il faut s’entendre, négocier. Il y a les amis et les amoureux qui doivent aussi être pris en compte maintenant dans la planification des vacances de Noël.
Lorsque nous choisissons d’être à l’extérieur, rien de tout cela n’existe. En quittant première ou deuxième semaine de décembre pour ne revenir que 6 ou 8 semaines plus tard, mi ou fin janvier, il est évident que les enfants, comme nous, sommes très peu exposés au temps des Fêtes. En ce qui nous concerne, c’est mieux comme ça. On ne sort aucune décoration. On ne fait pas accroire cependant qu’il n’y a pas de fête de Noël cette année-là, on explique plutôt aux enfants que pour ce Noël, nous avons choisi une autre façon de fêter, que le cadeau que nous nous faisons c’est ce voyage, cette aventure. Il est très clair que cette année-là, il n’y a pas de cadeaux, ou plutôt que le cadeau c’est le voyage. Il va sans dire qu’une partie du plaisir est – pour nous les parents – d’échapper à la frénésie du temps des fêtes : magasinage, consommation, etc. J’irais même jusqu’à dire que Noël une année sur deux c’est vraiment bien. Cette année-là, on reste à la maison, on visite les proches, on fait un sapin et on fête pour vrai…….sachant que très probablement l’année suivante nous serons absent.
Lorsque l’on décide de partir au loin à Noël, le choix d’un pays à religion catholique comme le Mexique et presque toute l’Amérique centrale et du sud, l’Allemagne, la Suisse, etc. est excellent pour ceux ou celles qui voudraient voyager et continuer à vivre l’effervescence de Noël. Ces pays sont très pratiquants. Jamais je n’oublierai, à Oaxaca au Mexique, la merveilleuse parade de chars allégoriques, dans la ville, représentant chacun un moment de la vie du Christ ou de la nativité. Toutes les églises étaient ouvertes et « en fête » c’est le cas de le dire. Noël était très proche de nous malgré le fait que nous nous trouvions au loin. En Allemagne, les orgues de barbarie et le merveilleux vin chaud et sucré agrémenté de musique de Noël allemand et ce superbe village tzigane composé de roulottes où on vendait de l’artisanat ont su nous faire découvrir comment ce peuple fête la Noël.
L’Espagne, avec ses innombrables cathédrales et son peuple très pratiquants doit aussi dégager une belle ambiance des fêtes.