Voyager avec des enfants. Le Mexique en famille

Nov 6th, 2014 Posted in La planification d'un Voyage avec enfants | Comments Off

Lors d’une récente consultation voyage je discutais sécurité avec une mère qui s’apprête à partir avec ses 3 enfants pour un grand voyage de deux mois en Amérique du Sud. Et je ne sais pourquoi mais cette anecdote de voyage m’est revenue à l’esprit.  Même après toutes ces années elle est encore bien vivante dans mes souvenirs.   Un mauvais souvenir en fait, qui n’a eu aucune conséquence fâcheuse mais tout de même qui laisse des traces.

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Extrait de mon Journal de bord: Mexique

Mexique, San Cristobal de las Casas, 2000

Michel (Rosemarie, 7 ans, et Victoria, 3 ans)

J’ai eu peur, aujourd’hui. Peur pour la première fois depuis que

je voyage avec mes enfants. Nous marchions dans le petit village

de San Juan de Chamula, un joli village à 11 kilomètres de

San Cristobal, composé presque uniquement d’Indiens Tzotzil.

Nous savons l’endroit un peu « chaud », nous sommes en effet

au coeur du Chiapas et le révolutionnaire zapatiste Marcos est

en ce moment même en route pour la capitale afin de rencontrer

le président Vicente Fox. Victoria était sur mes épaules et

Rosemarie marchait 100 mètres en avant de nous. Nous étions

à l’extérieur du village, dans la montagne, sur une petite route

de terre battue. Rose allait croiser une maison sur sa droite

lorsqu’une grosse auto noire nous a dépassés et s’est arrêtée

devant la maison, à la hauteur de Rosemarie. La chose s’est

faite très vite et, je l’avoue, je n’ai même pas réagi. Un homme

est descendu de la voiture et a saisi Rosemarie par le bras, la

porte de la voiture était ouverte, il m’a regardé en souriant avec

un air qui voulait dire « tu vois comme ça serait facile, tu devrais

faire plus attention » et il a disparu dans la maison, laissant là

Rosemarie, qui n’avait même pas eu le temps d’avoir peur. Ouf !

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Voyages en famille. Vivre à l’hôtel avec ses enfants II. (extraits de nos journeaux de bord)

Jul 24th, 2012 Posted in Extrait de mon journal de bord., Sur la route en voyage avec ses enfants | Comments Off

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Myanmar, Nagpali, 1997

Marie-Chantal (Rosemarie, 4 ans, et Victoria, 3 mois)

Je me suis assoupie avec Victoria. Elle boit lentement, la coquine. Je crois qu’elle va dormir encore une heure. Rosemarie a passé tout ce temps avec les pêcheurs locaux à démêler les filets pleins de poissons et de crustacés étranges. Je l’entends s’exclamer d’ici. Je vois Michel sur la plage, un peu plus loin. Il écrit dans son journal. On a bien fait de changer de chambre, ce matin, même si le toit est un peu décrépi et que les toilettes font parfois défaut. La petite hutte dans la jungle était bien mignonne mais nous aurions eu l’impression d’être toujours séparés. Allaiter avec vue sur mon chum, ma fille et la mer est bien plus agréable qu’avec vue sur les bambous et les cocotiers… toute seule.

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Mexique, Tulum, 2000

Michel (Rosemarie, 7 ans, et Victoria, 3 ans)

Il vente beaucoup aujourd’hui, un peu comme hier. Rosemarie ne tenait plus en place, elle est allée se promener sur la plage avec sa maman. Je reste avec Victoria qui dort. Toute la nuit, le son des vagues nous a bercés. Quel plaisir de pouvoir voir la mer en ouvrant la porte de son bungalow ! Notre réservation d’avant départ avait été bien enregistrée, notre chambre nous attendait. La chambre n’est qu’à 6 mètres de la mer. D’ici, nous pourrons surveiller les enfants efficacement et Victoria pourra faire son dodo de l’après-midi sans problème.

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Inde, Jaisalmer, 2005

Victoria, 7 ans

Notre hôtel s’appelle Victoria, comme moi ! Le monsieur de l’hôtel m’a dit que j’étais la reine de la place et il me donne souvent des oranges et des peanuts ! Les trois autres messieurs sont des Népalais et ils sourient tout le temps. Notre chambre est ronde parce que nous sommes dans une tour du fort. Aussi, il y a un balcon suspendu dans le vide où il y a plein de coussins multicolores. On peut voir le beau coucher du soleil au bout du désert. Papa et maman le regardent tout le temps.

Voyage en famille: Vivre à l’hôtel avec des enfants

Jun 25th, 2012 Posted in La planification d'un Voyage avec enfants, Sur la route en voyage avec ses enfants | Comments Off

Lorsque nous voyageons sur une période de plus de deux semaines avec les enfants, nous privilégions les petits hôtels ou guest houses de deuxième ou troisième classe opérés par des familles. Cette information est souvent spécifiée dans les livres guides et chaque fois elle nous a valu beaucoup de plaisir sur place avec nos hôtes et leurs enfants.

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Rien de plus touchant que de voir nos enfants fraterniser avec des enfants d’une autre culture. La barrière de la langue n’existe pas et, des deux côtés, les parents sont ravis de voir leur progéniture s’ouvrir sur le monde. 85Dans les villes plus peuplées, à la circulation plus dense, nous essayons de choisir des hôtels avec des jardins intérieurs. Ces havres de tranquillité et de verdure peuvent apporter un moment de répit aux enfants comme aux parents. Pendant la sieste de l’un, l’autre peut courir dehors à l’abri des voitures et de la pollution. On peut souvent y manger et l’endroit est toujours une belle alternative à l’exiguïté de la chambre d’hôtel. À peu près partout dans le monde, pour la saison de Noël et du Nouvel An, à moins de choisir d’aller défoncer l’année à Oulan-Bator en Mongolie, il est conseillé de réserver à l’avance, surtout si vous allez à la mer. Si vous arrivez sur place avant le 15 décembre, pas de problème, vous aurez largement le temps de magasiner et de trouver, mais sachez qu’avec Internet, les gens ont beaucoup plus de facilité qu’avant pour réserver et il se peut que déjà la moitié des plus beaux coins soient réservés. Alors si vous prévoyez atterrir le 22 décembre pour vous pointer sur la plage le 23 au matin et que vous espérez dénicher la perle, oubliez ça ! J’ai déjà vu un couple de voyageurs arriver sur l’île de Kho Phi Phi, en Thaïlande, un 23 décembre au matin et devoir reprendre le bateau le soir même, faute de place sur l’île.

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À Tulum, au Mexique, en 2000, jamais nous n’aurions pu avoir un bungalow sur la plage à Noël si nous n’avions réservé avant notre départ. Encore une fois, avoir un bungalow à 500 mètres de la plage, un peu reculé dans la jungle, ne change pas grand-chose qu’on soit en couple ou seul, mais avec un enfant de 2 ans qui doit faire une sieste, qui doit aller à la toilette régulièrement et qui doit manger, c’est bien agréable d’avoir sa chambre à 20 mètres de la mer. T72Ajoutez à cela un autre enfant, de 5 ans celui-là, qui a un autre rythme que son petit frère ou sa petite sœur et le bungalow sur la plage devient une bénédiction. Le parent qui se charge de rester avec le plus jeune qui fait sa sieste peut lire à l’ombre en profitant du vent de la mer et si l’envie de se baigner lui prend, le conjoint est juste à 20 mètres en avant sur la plage. C’est dans tous ces petits détails et cette organisation que réside le secret d’une aventure réussie.

Les dangers réels de la baignade en voyage avec des enfants (1 de 2)

Apr 3rd, 2009 Posted in La santé en voyage avec des enfants, Sur la route en voyage avec ses enfants | no comment »

Avec l’eau, il n’y a souvent pas de seconde chance.

En Amérique du Nord, nos lacs et nos rivières n’abritent, pour ainsi dire, aucun animal dangereu55

x pour le baigneur. Ces mêmes lacs et rivières étant, pour la majorité, relativement propres, nous ne sommes pas davantage habitués aux maladies infectieuses que l’eau peut transmettre. La mer et le danger des vagues ne faisant pas davantage partie de notre quotidien, parents et enfants sont des néophytes en la matière.  Rien de surprenant donc à ce que notre degré de vigilance sur ces points ne soit pas très élevé. Mais, selon l’endroit visité, la baignade peut nous exposer à des dangers bien réels. Le mieux est de toujours s’informer auprès des gens qui habitent sur place et de pouvoir ainsi recouper l’information contenue dans notre guide voyage.

 

En général, les consignes de sécurité émises dans un livre de voyage concernant une plage sont vraies. N’oubliez pas que 5 % des décès qui surviennent à l’étranger sont dus aux noyades. Le danger vient souvent du ressac des vagues, qui nous éloigne du bord et qui nous amène au large sans que nous n’y prenions garde. Certaines plages aux vagues gigantesques rendent la baignade carrément hasardeuse, surtout pour de jeunes e97

nfants qui peuvent être aspirés très facilement par une vague qui se retire. Lors de notre voyage au Mexique, nous avons opté pour un séjour sur les plages de la mer des Caraïbes par opposition aux plages de la côte du Pacifique, juste à cause des vagues qui étaient beaucoup moins fortes de ce côté. Avec deux jeunes enfants, ce choix en était un de tranquillité d’esprit.  Au Sri Lanka, sur certaines plages, la baignade n’ était tout simplement pas possible.

Voici un extrait de mon journal de voyage

Sri Lanka, Hikkaduwa, 2002

(Rosemarie, 9 ans, et Victoria, 5 ans)

Deuxième journée. Rosemarie a déjà perdu le masque et le tuba de plongée sous-marine que nous avions apportés de la maison. Une grosse vague lui est tombée sur la tête et… plus de masque ! Davantage de peur que de mal mais… vigilance, vigilance. Les vagues sont très fortes, d’ailleurs, et nous ne pouvons relâcher notre surveillance d’une minute. En plus, les filles ne sont pas habituées à ce genre de mer. Au Québec, elles côtoient plutôt des bords de lacs. Ici, elles se doivent d’être doublement prudentes. Victoria est parfois téméraire, il faut la surveiller. Ici, il n’y a aucun maître nageur, aucune surveillance. C’est à nous de nous assurer que nos filles ne vont pas trop loin et jouent de façon sécuritaire.

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