Extrait de mon journal de bord:Mon chemin de Compostelle.

Dec 17th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

 

San Xulian. 28 kilomètres de route, aujourd’hui. Nous voilà tous réunis dans une magnifique petite Alberqué (Auberge) privée. Son charme n’a d’égal que la bouille resplendissante de son propriétaire. Tellement cool, l’aubergiste. Il aime le monde, il aime le chemin et ses pèlerins.

Les 3 Français, par un drôle de concours de circonstance sont tous réunis ici se soir. Ça promet comme soirée. Une autre délicieuse journée à marcher le camino (le chemin) Il en reste si peu. On regarde les bornes sur le bord de la route, ces bornes décorées de la coquille de Saint-Jacques et de ces fameuses petites flèches jaunes qui nous montrent le chemin et avec appréhension on se dit : « Oh! Mon Dieu, il en reste si peu ». À peine 75, en fait. Le 27, nous serons à Santiago. Il reste deux étapes avant la finale qui ne sera que de 10 kilomètres. J’écris dans mon journal à la grande table. C’est ici que nous mangerons ce soir, tous ensemble, comme des pèlerins que nous sommes, réunis par notre but, par notre quête, même si elle est différente pour chacun. Un beau feu de bois réchauffe mes pieds. Ma belle amour fait son petit somme d’après étape. Le silence est sur moi, le calme et la paix du chemin m’inondent. Que demander de plus à la vie ? Rien. Rien d’autre. Il s’agit plutôt de remercier, seulement de remercier.

Distance et performance sur le chemin de Compostelle

Dec 4th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

La distance que vous choisirez de parcourir chaque jour sur le chemin de Compostelle est infiniment personnelle. Si vous êtes un bon marcheur ou une bonne marcheuse ici, vous pouvez déjà mieux évaluer votre forme physique et fixer vos objectifs en conséquence. Mais ne sous-estimez pas le chemin. Marcher trois ou quatre jours consécutifs lors d’une sortie au pays est très différent de marcher 18, 25 ou même de 35 jours de suite dans un pays qui n’est pas le vôtre, à dormir dans un lit qui n’est pas le vôtre et à manger une nourriture qui n’est pas la vôtre. Votre corps vous parlera tout au long du chemin. Il vous le dira lorsque tout va bien et que les distances que vous couvrez journellement sont bonnes et il vous le dira également lorsque vous exagérerez. Libre à vous alors d’écouter ou de passer outre à la petite douleur annonciatrice de fatigue. Ce que vous ne devez pas oublier, cependant, sur un sentier comme le Compostelle, c’est que plusieurs jours de marche sont encore devant vous et qu’une sourde oreille à un petit problème d’entorse, à un début de tendinite, à une fatigue généralisée peut résulter en une obligation de s’arrêter complètement pour deux, quatre ou six jours et c’est précisément ce que l’on veut à tout prix éviter.

 

Ne vous évaluez pas en fonction des autres marcheurs, de vos amis ou de votre conjoint(e) qui vous accompagne. Vous devez absolument résister à l’envie de dépasser vos limites pour pouvoir suivre un ami rencontré sur le chemin, ou l’ami ou le conjoint qui vous accompagne.
Prévoyez marcher en moyenne entre 20 et 30 kilomètres par jour, selon votre forme et votre endurance. « Oh! Facile, 30 kilomètres c’est juste 6 heures de marche par jour à raison de 5 kilomètres à l’heure ». Pas vraiment! C’est évaluation ne tient pas compte des arrêts, des poses repas, etc. Une moyenne de 3.8 ou de 4 kilomètres l’heure est plus réaliste. Pour 30 kilomètres, on parle plus réalistement de 7h30 à 8h00 de marche. Ce n’est pas rien ! Le soir, il faut encore laver son linge, s’approvisionner en fruits, en barres énergétiques, etc. Le lendemain, vous serez dehors à 7h30 ou 8h00, alors vous aurez tendance à vouloir vous coucher tôt. Allez, bonne marche.