Le premier pas sur le chemin de Compostelle….toujours le plus difficile !

Jan 4th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, La planification d'un Voyage | no comment »

Voici les confidences d’Armel, un Pèlerin (Français) de mes amis, merveilleuse rencontre et avec qui j’ai marché dans le plaisir une partie de son chemin de Compostelle.  Le premier pas dont il fait allusion ici, c’est………..d’y aller, de partir !

 

Comment en êtes-vous arrivé à penser à Compostelle et à son chemin ?

DSC_0263 J’avais bien entendu parlé du Chemin de Compostelle comme beaucoup de monde sans jamais m’y intéresser pour autant. L’Association de la bibliothèque de ma commune en 2000, je crois, avait invité Léo Gantelet de Seynod à coté d’Annecy pour présenter le livre qu’il venait d’écrire à son retour de Santiago de Compostelle pour lequel il avait parcouru les 1830Km en une seule fois. J’avais été très impressionné par cette performance. La lecture de son ouvrage me confirma qu’un jour je ferai ce périple. Deux années plus tard 2 amis de la troupe de théâtre dont nous faisons parti, arrivés à l’âge de la retraite prirent leur bâton et relièrent Le Puy en Velay à Santiago de Compostelle. Là encore leurs récits au retour me ravivèrent cette envie de prendre moi aussi mon sac. J’avais vu dans leurs yeux une flamme d’émotion que je retrouvais à chaque fois que nous abordions le sujet.

Quand avez-vous commencé votre chemin ?

Il fallait attendre l’opportunité, elle se présenta en juin de cette année et le 12 août au matin devant la maison, j’embrassais ma famille, et quittais mon village, à pied, non sans une appréhension au ventre devant l’ampleur de la tâche et l’idée que je pourrai échouer. Mais nous parlons là du départ physique de ce pèlerinage. En fait ce périple avait commencé depuis longue date dans ma tête, la graine était entrain de gonfler mais son écorce n’avait pas encore craqué et trouvé le terrain et les conditions favorables. Car il y a bieDSC_0188

n sur toute une organisation à mettre en place pour que cela devienne possible. Merci à mon épouse d’avoir rendu ce rêve réalité. Sur le chemin j’ai souvent entendu cette maxime : « l’important c’est le premier pas ». Beaucoup de mes connaissances m’ont dit et me disent encore « C’est un beau projet, que j’aimerai bien faire…mais…. » ….Mais voilà il y a ce premier pas à franchir !

Comment avez-vous abordé ce chemin ? Quelles ont été vos réflexions avant ce départ ?

Tout d’abord je veux ici préciser que ma démarche n’était pas spirituelle, mais bien axé sur l’aventure et le challenge. Concernant le trajet dans ma tête il n’y a jamais eu de doute sur le choix du chemin ; je souhaitais partir de ma maison et rejoindre le Puy en Velay, puis la voie normale jusqu’à Santiago par St Jean Pied de Port. En fait je voulais me mettre dans les conditions des pèlerins des siècles passés qui bien sur ne prenaient pas un TGV pour aller prendre leur départ ailleurs que chez eux. Je parle là que du point de départ et non du matériel qui était pour eux très précaire. Mon épouse elle était moins d’accord sur ce choix eu égard aux 12 jours supplémentaires nécessaire pour me rendre au Puy, là aussi merci à elle d’avoir accepté ce sacrifice. Mes réflexions ont plus porté sur mes capacités à accomplir ce long raid que sur une préparation intellectuelle proprement dite. Je n’avais pas d’objectif ou d’idée précise. Le coté nomadisme, découverte, liberté, rencontre ont été les seules visions que j’avais retenues de mes lectures et conférences sur ce chemin.DSC_0120

Pourquoi retenir les services d'un guide privé pour vous accompagner sur le chemin de Compostelle ?

Dec 29th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, La planification d'un Voyage | no comment »

 

 

Retenir les services d’un guide privé pour vous accompagner sur le chemin de Compostelle n’a qu’un seul but : vous permettre de vivre une aventure que vous n’envisageriez pas de v

DSC_0024ivre seul.

Quelque soit vos raisons; manque d’expérience, santé fragile, peurs de l’inconnu, inquiétudes vis-à-vis de sa forme physique, elles varieront d’une personne à l’autre ou d’un groupe à l’autre mais le but premier reste le même : vous permettre de vivre, de marcher votre chemin de Compostelle plutôt que de rester chez-vous à en rêver.

 

J’ai moi-même plusieurs fois fait appel à un guide privé dans différentes circonstances. Dans mon cas, c’était pour pouvoir grimper des voies d’escalade de roche et de glace trop difficiles pour moi, seul. Des voies d’escalade où je n’aurais pu m’aventurer en premier de cordée, car le niveau de difficulté était trop élevé pour moi. Avec un guide expérimenté qui grimpait en premier de cordée, je pouvais alors suivre en toute sécurité, apprendre de mon guide, et vivre l’expérience de grimper une voie de haut niveau. J’ai choisis de faire la même chose lors de certaines descentes de rivières en kayak où le niveau de difficulté était trop grand pour m’y aventurer seul.

C’est tout à fait la même chose en ce qui vous concerne. Vous ne vous sentez pas l’expérience nécessaire pour organiser et vivre seul votre aventure sur le Chemin de Compostelle mais vous avez envie de ce défi et vous ne désirez pas le vivre avec un groupe organisé qui vous contraindra à un horaire préétablit, à un nombre de kilomètre préétablit, à négocier avec des gens avec qui vous n’aurez peut-être pas envie d’être; elle peut être réalisée en toute sécurité et à votre rythme avec un guide privé à votre service.

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Vous voulez savourer pleinement la compagnie de votre conjoint(e) et de vos amis en marchant dans la joie tout en délaissant la logistique inévitable d’un tel voyage : préparation ou révision de l’itinéraire et du calendrier, réservations d’hôtels, d’avions, localisation d’endroits agréables où manger, etc…

Avec un guide privé à votre écoute et à votre service pour sécuriser, pour vous aider, avec son expérience à juger du degré de fatigue, de l’hydratation, etc. de vos journées vous pourrez vous concentrer sur votre rythme, sur la beauté du lieu et le plaisir de vivre ce pèlerinage unique en abandonnant la logistique à quelqu’un d’expérimenté, à l’écoute de vos besoins Un luxe, certes, mais qui donne tellement de latitude. Toute l’inquiétude face à la santé, aux couchés, au poids du sac à dos, aux ampoules, à l’hydratation, à la barrière de la langue, etc. sera amoindrie par la présence de ce guide, lui-même pèlerin en 2008.  DSC_0634

Vous aimeriez être accompagnés d’un guide privé pour vous sentir plus sécures et dégagés durant le voyage ? Pour pouvoir vivre cette aventure hors de l’ordinaire ? Faites-vous ce cadeau, contactez-moi, nous passerons quelques heures ensemble. Nous discuterons de vos besoins de vos attentes et du genre de pèlerinage que vous voulez vivre.

Extrait de mon journal de bord:Mon chemin de Compostelle.

Dec 17th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

 

San Xulian. 28 kilomètres de route, aujourd’hui. Nous voilà tous réunis dans une magnifique petite Alberqué (Auberge) privée. Son charme n’a d’égal que la bouille resplendissante de son propriétaire. Tellement cool, l’aubergiste. Il aime le monde, il aime le chemin et ses pèlerins.

Les 3 Français, par un drôle de concours de circonstance sont tous réunis ici se soir. Ça promet comme soirée. Une autre délicieuse journée à marcher le camino (le chemin) Il en reste si peu. On regarde les bornes sur le bord de la route, ces bornes décorées de la coquille de Saint-Jacques et de ces fameuses petites flèches jaunes qui nous montrent le chemin et avec appréhension on se dit : « Oh! Mon Dieu, il en reste si peu ». À peine 75, en fait. Le 27, nous serons à Santiago. Il reste deux étapes avant la finale qui ne sera que de 10 kilomètres. J’écris dans mon journal à la grande table. C’est ici que nous mangerons ce soir, tous ensemble, comme des pèlerins que nous sommes, réunis par notre but, par notre quête, même si elle est différente pour chacun. Un beau feu de bois réchauffe mes pieds. Ma belle amour fait son petit somme d’après étape. Le silence est sur moi, le calme et la paix du chemin m’inondent. Que demander de plus à la vie ? Rien. Rien d’autre. Il s’agit plutôt de remercier, seulement de remercier.

Distance et performance sur le chemin de Compostelle

Dec 4th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

La distance que vous choisirez de parcourir chaque jour sur le chemin de Compostelle est infiniment personnelle. Si vous êtes un bon marcheur ou une bonne marcheuse ici, vous pouvez déjà mieux évaluer votre forme physique et fixer vos objectifs en conséquence. Mais ne sous-estimez pas le chemin. Marcher trois ou quatre jours consécutifs lors d’une sortie au pays est très différent de marcher 18, 25 ou même de 35 jours de suite dans un pays qui n’est pas le vôtre, à dormir dans un lit qui n’est pas le vôtre et à manger une nourriture qui n’est pas la vôtre. Votre corps vous parlera tout au long du chemin. Il vous le dira lorsque tout va bien et que les distances que vous couvrez journellement sont bonnes et il vous le dira également lorsque vous exagérerez. Libre à vous alors d’écouter ou de passer outre à la petite douleur annonciatrice de fatigue. Ce que vous ne devez pas oublier, cependant, sur un sentier comme le Compostelle, c’est que plusieurs jours de marche sont encore devant vous et qu’une sourde oreille à un petit problème d’entorse, à un début de tendinite, à une fatigue généralisée peut résulter en une obligation de s’arrêter complètement pour deux, quatre ou six jours et c’est précisément ce que l’on veut à tout prix éviter.

 

Ne vous évaluez pas en fonction des autres marcheurs, de vos amis ou de votre conjoint(e) qui vous accompagne. Vous devez absolument résister à l’envie de dépasser vos limites pour pouvoir suivre un ami rencontré sur le chemin, ou l’ami ou le conjoint qui vous accompagne.
Prévoyez marcher en moyenne entre 20 et 30 kilomètres par jour, selon votre forme et votre endurance. « Oh! Facile, 30 kilomètres c’est juste 6 heures de marche par jour à raison de 5 kilomètres à l’heure ». Pas vraiment! C’est évaluation ne tient pas compte des arrêts, des poses repas, etc. Une moyenne de 3.8 ou de 4 kilomètres l’heure est plus réaliste. Pour 30 kilomètres, on parle plus réalistement de 7h30 à 8h00 de marche. Ce n’est pas rien ! Le soir, il faut encore laver son linge, s’approvisionner en fruits, en barres énergétiques, etc. Le lendemain, vous serez dehors à 7h30 ou 8h00, alors vous aurez tendance à vouloir vous coucher tôt. Allez, bonne marche.