Distance et performance sur le chemin de Compostelle

Jan 23rd, 2014 Posted in Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | Comments Off

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La distance que vous choisirez de parcourir chaque jour sur le chemin de Compostelle est infiniment personnelle. Si vous êtes un bon marcheur ou une bonne marcheuse ici, vous pouvez déjà mieux évaluer votre forme physique et fixer vos objectifs en conséquence. Mais ne sous-estimez pas le chemin. Marcher trois ou quatre jours consécutifs lors d’une sortie au pays est très différent de marcher 18, 25 ou même de 35 jours de suite dans un pays qui n’est pas le vôtre, à dormir dans un lit qui n’est pas le vôtre et à manger une nourriture qui n’est pas la vôtre. Votre corps vous parlera tout au long du chemin. Il vous le dira lorsque tout va bien et que les distances que vous couvrez journellement sont bonnes et il vous le dira également lorsque vous exagérerez. Libre à vous alors d’écouter ou de passer outre à la petite douleur annonciatrice de fatigue. Ce que vous ne devez pas oublier, cependant, sur un sentier comme le Compostelle, c’est que plusieurs jours de marche sont encore devant vous et qu’une sourde oreille à un petit problème d’entorse, à un début de tendinite, à une fatigue généralisée peut résulter en une obligation de s’arrêter complètement pour deux, quatre ou six jours et c’est précisément ce que l’on veut à tout prix éviter.

Ne vous évaluez pas en fonction des autres marcheurs, de vos DSC_0374amis ou de votre conjoint(e) qui vous accompagne. Vous devez absolument résister à l’envie de dépasser vos limites pour pouvoir suivre un ami rencontré sur le chemin, ou l’ami ou le conjoint qui vous accompagne.

Prévoyez marcher en moyenne entre 15 et 30 kilomètres par jour, selon votre forme et votre endurance. « Oh! Facile, 30 kilomètres c’est juste 6 heures de marche par jour à raison de 5 kilomètres à l’heure ». Pas vraiment! C’est évaluation ne tient pas compte des arrêts, des poses repas, etc. Une moyenne de 3.8 ou de 4 kilomètres l’heure est plus réaliste. Pour 30 kilomètres, on parle plus réalistement de 7h30 à 8h00 de marche. Ce n’est pas rien ! Le soir, il faut encore laver son linge, s’approvisionner en fruits, en barres énergétiques, etc. Le lendemain, vous serez peut-être dehors à 7h30 ou même 6h00, alors vous aurez tendance à vouloir vous coucher tôt.

Mais un conseil s’il en est un: En cas de doute partez, allez-y, lancez-vous !!!

Conseils de voyage pour marcher Compostelle ou les Himalaya.

Oct 2nd, 2009 Posted in La planification d'un Voyage de plein air et d'aventure | no comment »

Cette année j’ai eu le privilège de marcher deux magnifiques régions du monde : le Chemin de Compostelle en Espagne et les montagnes du Ladakh et du Zanskar daDSC_0153ns les Himalaya Indiennes.

On marche tous pour des raisons différentes : pour garder la forme, pour les paysages magnifiques rencontrés sur le chemin, pour ce silence si salutaire à notre équilibre et si difficile à trouver dans notre vie de tous les jours, parce qu’on aime être dehors et en contact avec la nature. On marche pour se retrouver, pour aller voir DSC_0362 si on est là !

Ces deux voyages, similaires en bien des points, sont finalement surprenamment différents l’un de l’autre. Je me suis questionné sur ces différences et je vous fais part ici de mes réflexions.

Je ne porte aucun jugement de valeur sur ces deux aventures, j’essaie seulement de faire ressortir les différences, de bien cerner ce qui distingue le Chemin de Compostelle d’un trek au Ladakh.

Une différence importante qui distingue les deux aventures est le statut de « Pèlerin » que confère à tous ceux qui l’entreprennent le pèlerinage de Compostelle. Ce statut est difficile à saisir dans sa subtilité pour ceux qui n’ont pas marché le chemin, et moi-même je n’en comprenais pas la valeur avant de le parcourir. Sur Compostelle, vous n’êtes pas un voyageur, vous n’êtes pas un aventurier, un trekkeur…..vous êtes un « pèlerin » parce que vous accomplissez un pèlerinage et que tous les autres marcheurs ont le même but que vous.

Hormis ce point assez subtile, je crois que ce qui distingue le plus le Chemin de Compostelle et un trek dans les Himalaya est la relative simplicité physique et logistique du premier comparé à la difficulté et à complexité de ces deux aspects chez le deuxième. J’entends par là que marcher le chemin de Compostelle est simple (je n’ai pas dit facile, nuance) comparé à une marche au Ladakh ou au Zanskar. DSC_0078 Simple parce que l’effort physique est moins grand, simple parce que vous couchez chaque soir à l’intérieur dans de petites auberges ou des gites du pèlerins, simple parce que, ne marchant pas en altitude, vous ne courez aucun risque de souffrir du mal de l’altitude (danger bien présent dans les Himalaya), simple parce que chaque repas que vous prenez, vous le choisissez et le commandez vous-même, simple parce que l’eau est toujours potable et traitée sur le chemin, enfin simple parce que vous marchez à travers villes et villages, jamais à 4 jours de marche de toute route carrossable.

Marcher le Ladakh et le Zanskar demande un effort physique beaucoup plus grand et une logistique beaucoup plus lourde et complexe. Vous franchirez des cols à 5000 mètres et vous ressentirez intensément le manque d’oxygène. Vous vous enfoncerez à travers les montagnes, quitterez la route et marcherez où il n’y a qu’un sentier pour vous mener jusqu’au prochain village. P1000139 Vous dormirez sous la tente, filtrerez ou ferez bouillir votre eau avant de la boire, mangerez ce que votre cuisinier vous aura préparé (La bouffe est en général excellente, ceci-dit) Vous aurez à choisir une agence de trekking qui vous organisera (Guide, chevaux, nourriture, cuisinier) votre petite expédition et le coût journalier sera assurément supérieur à une journée sur Compostelle. Un trek dans les Himalaya demande aussi plus d’équipement personnel, souvent assez couteux.

Que choisir alors ? De quoi ai-je besoin ? De quoi ai-je le goût ?

Le Chemin de Compostelle et les punaises de lit dans les auberges et gites!

May 25th, 2009 Posted in Sur la route en voyage | no comment »

 

Des punaises de lit sur le Chemin de Compostelle en Espagne…il y en a et très probablement que vous en rencontrerez !

 

Sur un périple de 900 kilomètres et 33 nuits passées sur le chemin espagnol, je crois que nous avons rencontré quatre ou cinq fois les punaises de lit. Un peu déplaisant assurément, mais rien de si terrible.  Gardez le sourire.

C’est le pèlerin lui-même qui véhicule avec son sac-à dos ces indésirables bibittes d’auberge en auberge ou de gite en gite. NoDSC_0124us sommes finalement responsables de la propagation. Ceci dit, il faut aussi savoir que les punaises de lit sont des expertes du voyage longue distance, adeptes à survivre dans les valises, linge, véhicules, avions et bateaux de croisière. Elles se promènent adroitement de pièce en pièce dans une maison, naviguant à travers la tuyauterie, le câblage électrique ou toute autre ouverture.

 

Pas toujours facile de détecter sur le moment si un lit ou une auberge est infesté de punaises de lit? Et souvent il sera trop tard, vous serez déjà tout installé et l’idée de repacter et de retourner sur la route pour vous lancer à la recherche d’un autre gite sera impensable. C’est en arrivant sur les lieux qu’il faut porter attention

DSC_0309 tangled movie to watchLes punaises de lit ne possèdent pas d’ailes et peuvent mesurer jusqu’à 5 mm de longueur. Elles peuvent être vues à l’oeil nu si vous y portez attention. Elles peuvent bouger rapidement et sont de nature nocturne. Elles se cachent dans les oreillers, les matelas et les sommiers durant la journée et deviennent très actives environ 1 heure avant la noirceur. Elles sont attirées par l’odeur du dioxyde de carbone que nous expirons et par la chaleur de notre corps. Elles se nourrissent du sang de n’importe quel mammifère, incluant celui des humains.

Prêtez attention et observez les signes suivants: salubrité générale des lieux, taches de sang sur les matelas, présences de l’insecte si vous bougez le matelas. Soulever les draps du lit s’il y en a afin de vérifier s’il y a présence de taches brunes ou noires. S’il y en a, il s’agit de petits excréments de punaises. Des exuvies (anciennes peaux) perdues lors de la mue peuvent aussi constituer une preuve de passage. Lorsque ces insectes sont nombreux, ils produisent une odeur particulière.

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Voici une alternative au dortoir; la casa rural.  Plus cher mais c’est très propre et pour une nuit on dort dans des draps propres.

Habituellement, une punaise de lit ne transmet aucune maladie. Certaines personnes peuvent souffrir de légères irritations ou de démangeaisons. Vous pouvez traiter les morsures de punaises en appliquant une crème sur les parties affectées pour soulager les démangeaisons. Appliquer une crème antibiotique sur la peau craquelée pour protéger d’infections futures et prendre les antihistaminiques peut être efficace en cas de réaction allergique.

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Dans ce gîte du pèlerin tenu par des religieuses, j’ai passé la pire nuit du chemin question punaises de lit.  J’imagine que les sœurs pensaient que j’avais des pêchés à expier.

Conseils de voyage: Le silence envoûtant du chemin du chemin de Compostelle

Feb 15th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | no comment »

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Il est difficile de décrire combien 900 kilomètres à pied à travers tout un pays dépose de silence et de paix sur une âme.

 

 

Que l’on parte à deux ou à quatre, qu’on marche ensemble ou séparément, marcher 8 heures par jour demeurera une expérience solitaire et silencieuse. Les rencontres sont nombreuses sur le chemin de Compostelle et pourtant la belle conversation du matin sera suivie de silence, le bavardage de l’après-midi sera suivi du silence, l’effort de fin de journée, alors que le corps souffre, sera également vécu dans le silence. Ce silence, il finit par nous entourer, il finit par nous habiter. C’est le chemin qui le fait naître et c’est à travers lui qu’il pénètre en nous. Et bientôt on s’y habituera, on le désirera même, ce silence. Il nous manquera lorsque le bruit des grandes villes que nous traverserons comme pèlerin nous assaillira, il nous manquera lorsque, certaines journées trop pleines de rencontres, il nous aura délaissé. Mais c’est au retour seulement que l’on prendra vraiment conscience de l’effet que tout ce silence aura eu sur nous.

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C’est au retour que l’on comprendra vraiment que ce silence non désiré et non recherché a priori nous aura transporté plus loin que le chemin lui même. Avec le parfois difficile retour à notre vie réelle, avec la pléiade de tâches accumulées qu’implique une longue absence de notre milieu, le silence du chemin nous fera cruellement défaut. On le cherchera sans plus savoir où le trouver. On croira même qu’il s’en sera retourné sur le chemin. Point du tout, il sera toujours là, le silence, seulement plus difficile à aller chercher dans notre vie de tous les jours, seulement plus difficile à saisir. C’est dans la rigueur que vous le retrouverez, dans l’effort réel de le recapturer. Dimanche prochain, au lieu d’aller au cinéma ou magasiner au centre commercial, des trucs dont vous n’avez pas vraiment besoin, allez marcher….…. le silence sera là….sous vos pas !

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Les fameux bagages : charge ou surcharge ?

Feb 11th, 2009 Posted in La planification d'un Voyage, La planification d'un Voyage avec enfants, La planification d'un Voyage de plein air et d'aventure | no comment »

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N’emportez que ce que les membres du groupe peuvent transporter eux-mêmes. C’est une règle d’or dont la pertinence ne se dément pas de voyage en voyage.

 

Voici sur la photo de droite ce que les membres de ma famille avaient à transporter sur leur dos.  J’ai moi aussi un grand sac à dos de 80 litres sur mon dos.  Celà composait la totalité de nos bagages pour six semaines en Tanzanie

 

Dites-vous bien que si vous avez de la difficulté à lever vos sacs à dos à la maison pour les déplacer de la chambre à coucher au salon, il serait bien surprenant que ce soit plus facile rendus en Chine, à 11 h du soir, après 17 heures de train, alors que les enfants sont dans vos bras, morts de fatigue et que vous-mêmes n’en pouvez plus. Soyons réalistes : les taxis ne nous attendent pas toujours à la porte de l’hôtel. Parfois, aussi, marcher 300 mètres pour prendre un autre taxi que celui de l’hôtel vous permettra d’économiser la moitié du prix de la course.

 

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Vous êtes confinés à ce que vos épaules et celles de vos enfants peuvent porter et à ce que l’ensemble des mains disponibles peuvent emporter.

Mon sac à dos de 50 litres pesait près de 40 livres alors que je marchais le Chemin de Compostelle en Espagne.  Il était considéré comme passablement lourd pour la majorité des pèlerins.

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Celui d’Anick sur le même chemin de Compostelle pesait à peine 26 livres.  Ce qui était beaucoup plus raisonnable.

 

 

 

Voici un petit truc qui peut vous aider à éliminer le superflu : une fois vos sacs à dos pleins, videz-en le contenu sur un lit et réexaminez chaque article, vous demandant pour chacun d’entre eux s’il n’est pas superflu. Après avoir bien examiné le contenu de vos bagages pour n’emporter que l’essentiel, vous devriez aussi toujours, idéalement, garder un espace libre dans votre sac à dos ou votre valise. Vous pourrez ainsi avoir le plaisir d’acquérir quelques articles sur la route sans vous surcharger. En terminant, voici un petit test que vous pouvez effectuer si vous êtes incertains quant au poids de votre sac à dos. Chargez-le et allez passer une journée à sillonner votre ville : prenez l’autobus, le métro, marchez jusqu’à un hôtel situé à quelques kilomètres… Vous comprendrez tout de suite si le poids de votre sac vous convient ou s’il faut réajuster. .

Si vous partez avec une valise, faites le test de la prendre de votre chambre à coucher et de la porter jusqu’à l’auto. Placer-là dans le coffre pour voir ce qu’en pense vos bras et votre dos. Sortez-la du coffre, revenez vers la maison et ramener-la dans votre chambre à coucher. Après cet exercice très réaliste, vous devriez être en mesure de vous rendre compte du bien fondé de ces recommandations.

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Conseils de voyage: Prendre soins de vos pieds sur le chemin de Compostelle

Jan 26th, 2009 Posted in Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | no comment »

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Vos pieds, sur une aventure comme le chemin de Compostelle, sont ce que vous avez de plus précieux. Pour survivre ou, plus simplement, pour marcher dans le plaisir plutôt que dans la douleur, vous devez leur accorder beaucoup d’attention ; un entretien de tous les instants est primordial.

Il est évident que certains pieds nécessiteront plus de soins et de bichonnage que d’autres ; c’est comme ça et vous n’y pouvez rien. Il y a fort à parier que vous n’avez aucune idée comment vos pieds sont susceptibles de se comporter sur une marche 800 kilomètres. Ne vous en faites pas trop, peu de gens ont l’expérience de ce genre de périple. Même moi, qui avais l’expérience de ce genre d’aventure pour avoir fait des treks de 32, et 18 jours à la base du Mont Everest et en Patagonie, tout près de la terre de feu, j’ai pu constater sur place que chaque aventure est différente et que chacune apporte avec elle son lot de problèmes spécifiques. Voici quelques recommandations.

Évitez le frot

DSC_0151tement:

Le frottement dans un soulier ou une botte trop grand(e) ou non suffisamment serré(e) causera à coup sur des blessures. Il est essentiel d’avoir des souliers de marche ou des bottes qui soient bien ajustés à vos pieds et qui n’ont pas été achetés la veille. (La botte ou le soulier de marche doit avoir été porté et « cassé » comme on dit). Je porte toujours deux paires de bas (Une paire très mince sur la peau et, par-dessus, une paire plus épaisse) mais cela ne garantit pas l’absence de problème.

 

 

Garder les pieds secs

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Il est très important, si l’on veut éviter les « ampoules » de garder ses pieds secs. Cela peut signifier de les faires aérer lors des pauses café et le midi à l’heure du lunch. Un changement de bas au cours de la journée peut s’avérer également très bon pour le pied. Il est certain qu’une peau de pied humide de chaleur ou de sueur sera plus susceptible de se briser ou de générer des « ampoules ».DSC_0294

Expérimentez : Sur une telle distance, il faut savoir expérimenter, il faut savoir s’ajuster. Ne vous fiez pas aveuglément aux conseils des autres marcheurs, voyez par vous-même ce qui vous convient le mieux, à vous. Si cela veut dire d’ajouter ou de retirer une paire de bas pendant la journée, faites-le. Si cela veut dire de resserrer vos bottes trois fois dans la journée faites-le. Si cela veut dire de partir les souliers très peu serrés le matin pour les laisser prendre le pouls de la route et de resserrer un peu plus tard lorsqu’on a pris notre erre d’aller, faites-le. Écoutez-vous!

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N’attendez pas :

Conseils aux voyageurs: Une spiritualité omniprésente sur le chemin de Compostelle en Espagne !

Jan 22nd, 2009 Posted in Sur la route en voyage | no comment »

Quelles que soient les raisons qui nous poussent à entreprendre le pèlerinage de Compostelle, que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, il demeure que les signes extérieurs visibles de l’aspect religieux de cette marche à travers l’Espagne et la France sont partout sur le chemin. Et ils sont, à mon sens, inspirants parce qu’encore porteurs d’un message de paix et d’amour. Oui, ce message a parfois été repris, manipulé et perverti, à différents moments, au cour de l’histoire, pour satisfaire les intérêts des hommes, mais je crois qu’on peut toujours choisir d’ignorer l’hommerie pour se concentrer sur le beau et le vrai. L’Espagne respire encore au rythme de son passé religieux.

Voici quelques-unes des plus belles images que j’ai rapportées de mon pèlerinage et qui m’ont inspiré et encouragé lors des longues étapes.

 

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En traversant les Pyrénées, la Madone veille sur le pèlerin.

Elle semble nous dire: “Je suis de tout coeur avec toi”

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L’ histoire de cette première journée de marche rejoint la légende.  Roland y est passé avec son armé lors de son combat contre les Maures.

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L’ omniprésente croix chrétienne que le pèlerin croise presque chaque jour sur son chemin.

 

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L’incroyable couvent en ruine de San Antôn.  La route pousse le pèlerin sous les voûtes médiéval de ce monument de la chrétienté.

 

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Un mur sur le chemin.  La mort; église de Castrojeriz

Tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

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Voilà un lieu pour se recueillir quelque soit notre confession.

Merci la vie pour ce temps d’arrêt !

 

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Plaza de San Marcos, le merveilleux cloître de l’ église  donne directement sur l’hôtel Parador.  Assurément une des plus nuit de pèlerin sur le chemin de Compostelle.

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Une croix sur mon chemin.  La Cruz de ferro dressée à 1500 mètres d’altitude.

  Le pèlerin arrivera bientôt à Molenaseca.

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Une journée de longue étape, en route pour O Cebreiro.  La beauté du lieu élève l’âme.  Laissons-nous toucher.



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Santiago de Compostella.

Le chemin a tenu sa promesse, nous voici arrivé place de l’Obradoiro.  L’apôtre Jacques repose ici.

 

 
















Le fameux moment présent, probablement un des plus beaux cadeaux qu'offre le chemin de Compostelle

Jan 18th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

 

Rien n’est plus enivrant, lorsqu’on marche le Chemin de Compostelle, que de découvrir que petit à petit s’est installé chez nous un état bienheureux de félicité que l’on nomme le « moment présent ».

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Rarement nous est-il possible de vivre avec autant de simplicité le fameux moment présent. Ce moment présent, qui est supposé nous mener au bonheur, ce moment présent dont plusieurs maîtres spirituels et Yogis d’Asie parlent. N’est-ce pas aussi le leitmotiv des Alcooliques Anonyme : « Vivre son moment présent et laisser faire le reste » « Demain est un autre jour » ?

 

Sur Compostelle, j’ai ressenti comme jamais encore auparavant et avec une profondeur rarement égalée ce «moment présent ». Tout à coup, il n’y avait plus de demain, plus d’hier, plus de quand j’aurai fini, à la fin de l’étape, tantôt ! Non ! Demain, je ne sais pas combien de kilomètres je marcherai, hier j’ai déjà oublié où j’étais et combien de kilomètres j’ai marché. Quand j’aurai fini, on verra. La fin de l’étape, c’est trop loin ; pour l’instant, laissez-moi déguster mon « café con leché ». Avec ce moment présent toujours grandissant en nous, un calme s’installe et demain n’a tout-à-coup plus beaucoup d’importance. Au début, on doit se rappeler à l’ordre, se forcer à rester ici et maintenant. Mais on le fait alors pour ne pas déprimer à cause de la distance qui reste à parcourir, du nombre de jours qui restent à marcher, etc. Mais petit à petit la chose s’installe et devient une façon de vivre. Nous sommes sur le chemin de Compostelle, nous sommes ici pour marcher, la décision à été prise il y a longtemps, nous sommes ici maintenant… alors marchons.

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Ce matin, je me lève et je marche. Je ne pense pas à l’étape de la journée, aux 32 kilomètres que j’ai à avaler. Non, ce matin je me lève et je marche au soleil, c’est tout. Un pas devant l’autre.

Le fait d’avoir simplifié notre vie au maximum est assurément pour quelque chose dans cet état qui vient à nous comme par magie. Notre vie se résume à un sac à dos, quelques euros dans notre poche arrière et une seule activité : la marche. La marche aujourd’hui, la marche hier, la marche demain. Même après-demain, qu’y aura-t-il ? De la marche ; alors autant rester dans le moment présent ! Nos journées sont simples sur le chemin, on marche, on suit les flèches jaunes qui sont, la plus part du temps, bien visibles, on s’arrête de temps en temps pour boire et s’alimenter dans un petit resto local et le soir, après avoir trouvé notre auberge de pèlerin, on se couche. On se couche tôt car on sait qu’on doit être dehors à 8 heures le lendemain (La plus part des auberges demandent aux pèlerins d’être sortis pour 8 heures)

Cette grâce que la distance et les jours de marche déposent en nous nous suivra longtemps au retour. C’est assurément un des plus beaux cadeaux du Chemin de Compostelle.

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Pourquoi retenir les services d'un guide privé pour vous accompagner sur le chemin de Compostelle ?

Dec 29th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, La planification d'un Voyage | no comment »

 

 

Retenir les services d’un guide privé pour vous accompagner sur le chemin de Compostelle n’a qu’un seul but : vous permettre de vivre une aventure que vous n’envisageriez pas de v

DSC_0024ivre seul.

Quelque soit vos raisons; manque d’expérience, santé fragile, peurs de l’inconnu, inquiétudes vis-à-vis de sa forme physique, elles varieront d’une personne à l’autre ou d’un groupe à l’autre mais le but premier reste le même : vous permettre de vivre, de marcher votre chemin de Compostelle plutôt que de rester chez-vous à en rêver.

 

J’ai moi-même plusieurs fois fait appel à un guide privé dans différentes circonstances. Dans mon cas, c’était pour pouvoir grimper des voies d’escalade de roche et de glace trop difficiles pour moi, seul. Des voies d’escalade où je n’aurais pu m’aventurer en premier de cordée, car le niveau de difficulté était trop élevé pour moi. Avec un guide expérimenté qui grimpait en premier de cordée, je pouvais alors suivre en toute sécurité, apprendre de mon guide, et vivre l’expérience de grimper une voie de haut niveau. J’ai choisis de faire la même chose lors de certaines descentes de rivières en kayak où le niveau de difficulté était trop grand pour m’y aventurer seul.

C’est tout à fait la même chose en ce qui vous concerne. Vous ne vous sentez pas l’expérience nécessaire pour organiser et vivre seul votre aventure sur le Chemin de Compostelle mais vous avez envie de ce défi et vous ne désirez pas le vivre avec un groupe organisé qui vous contraindra à un horaire préétablit, à un nombre de kilomètre préétablit, à négocier avec des gens avec qui vous n’aurez peut-être pas envie d’être; elle peut être réalisée en toute sécurité et à votre rythme avec un guide privé à votre service.

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Vous voulez savourer pleinement la compagnie de votre conjoint(e) et de vos amis en marchant dans la joie tout en délaissant la logistique inévitable d’un tel voyage : préparation ou révision de l’itinéraire et du calendrier, réservations d’hôtels, d’avions, localisation d’endroits agréables où manger, etc…

Avec un guide privé à votre écoute et à votre service pour sécuriser, pour vous aider, avec son expérience à juger du degré de fatigue, de l’hydratation, etc. de vos journées vous pourrez vous concentrer sur votre rythme, sur la beauté du lieu et le plaisir de vivre ce pèlerinage unique en abandonnant la logistique à quelqu’un d’expérimenté, à l’écoute de vos besoins Un luxe, certes, mais qui donne tellement de latitude. Toute l’inquiétude face à la santé, aux couchés, au poids du sac à dos, aux ampoules, à l’hydratation, à la barrière de la langue, etc. sera amoindrie par la présence de ce guide, lui-même pèlerin en 2008.  DSC_0634

Vous aimeriez être accompagnés d’un guide privé pour vous sentir plus sécures et dégagés durant le voyage ? Pour pouvoir vivre cette aventure hors de l’ordinaire ? Faites-vous ce cadeau, contactez-moi, nous passerons quelques heures ensemble. Nous discuterons de vos besoins de vos attentes et du genre de pèlerinage que vous voulez vivre.

Conseils pour voyageurs: Mon chemin de Compostelle.

Dec 4th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Extrait de mon journal de bord., Sur la route en voyage | no comment »

Extrait de mon journal de bord: Espagne 2009

Dimanche 5 octobre

 

La journée fut des plus agréables. C’est un plaisir de marcher le chemin à côté d’une si belle marcheuse, pèlerine de Compostelle. Il a fait beau et frais aujourd’hui et les paysages étaient magnifiques. La ville de Najara, où nous avons couché hier et d’où nous sommes partis ce matin, à déplu à plusieurs. Hier, la fin de journée fut longue et pénible et le sentier, le camino, nous a entraînés sur une piste moche et laide : bretelles d’autoroutes, quartier industriel et même à travers le quartier mal famé de la ville. Chaque ville ou village a son énergie propre et les pèlerins, plus sensibles que le voyageur touriste, ressentent cette énergie. J’ai questionné plusieurs marcheurs et tous avaient ressenti cette drôle d’ambiance à Najara. La bouffe s’est avérée être très moyenne aussi, l’auberge; sans vie particulière et sans joie. Ce matin, nous étions dehors à 7h30 et nous marchions déjà vers une autre étape.

Rien n’est plus utile que de parler avec quelqu’un qui a marché le chemin pour demander conseils et information.  N’hésitez pas à me contacter.  Je suis là pour ça.