Conseils de voyage pour marcher Compostelle ou les Himalaya.
Oct 2nd, 2009 Posted in La planification d'un Voyage de plein air et d'aventure | 11 comments »Cette année j’ai eu le privilège de marcher deux magnifiques régions du monde : le Chemin de Compostelle en Espagne et les montagnes du Ladakh et du Zanskar da
ns les Himalaya Indiennes.
On marche tous pour des raisons différentes : pour garder la forme, pour les paysages magnifiques rencontrés sur le chemin, pour ce silence si salutaire à notre équilibre et si difficile à trouver dans notre vie de tous les jours, parce qu’on aime être dehors et en contact avec la nature. On marche pour se retrouver, pour aller voir
si on est là !
Ces deux voyages, similaires en bien des points, sont finalement surprenamment différents l’un de l’autre. Je me suis questionné sur ces différences et je vous fais part ici de mes réflexions.
Je ne porte aucun jugement de valeur sur ces deux aventures, j’essaie seulement de faire ressortir les différences, de bien cerner ce qui distingue le Chemin de Compostelle d’un trek au Ladakh.
Une différence importante qui distingue les deux aventures est le statut de « Pèlerin » que confère à tous ceux qui l’entreprennent le pèlerinage de Compostelle. Ce statut est difficile à saisir dans sa subtilité pour ceux qui n’ont pas marché le chemin, et moi-même je n’en comprenais pas la valeur avant de le parcourir. Sur Compostelle, vous n’êtes pas un voyageur, vous n’êtes pas un aventurier, un trekkeur…..vous êtes un « pèlerin » parce que vous accomplissez un pèlerinage et que tous les autres marcheurs ont le même but que vous.
Hormis ce point assez subtile, je crois que ce qui distingue le plus le Chemin de Compostelle et un trek dans les Himalaya est la relative simplicité physique et logistique du premier comparé à la difficulté et à complexité de ces deux aspects chez le deuxième. J’entends par là que marcher le chemin de Compostelle est simple (je n’ai pas dit facile, nuance) comparé à une marche au Ladakh ou au Zanskar.
Simple parce que l’effort physique est moins grand, simple parce que vous couchez chaque soir à l’intérieur dans de petites auberges ou des gites du pèlerins, simple parce que, ne marchant pas en altitude, vous ne courez aucun risque de souffrir du mal de l’altitude (danger bien présent dans les Himalaya), simple parce que chaque repas que vous prenez, vous le choisissez et le commandez vous-même, simple parce que l’eau est toujours potable et traitée sur le chemin, enfin simple parce que vous marchez à travers villes et villages, jamais à 4 jours de marche de toute route carrossable.
Marcher le Ladakh et le Zanskar demande un effort physique beaucoup plus grand et une logistique beaucoup plus lourde et complexe. Vous franchirez des cols à 5000 mètres et vous ressentirez intensément le manque d’oxygène. Vous vous enfoncerez à travers les montagnes, quitterez la route et marcherez où il n’y a qu’un sentier pour vous mener jusqu’au prochain village.
Vous dormirez sous la tente, filtrerez ou ferez bouillir votre eau avant de la boire, mangerez ce que votre cuisinier vous aura préparé (La bouffe est en général excellente, ceci-dit) Vous aurez à choisir une agence de trekking qui vous organisera (Guide, chevaux, nourriture, cuisinier) votre petite expédition et le coût journalier sera assurément supérieur à une journée sur Compostelle. Un trek dans les Himalaya demande aussi plus d’équipement personnel, souvent assez couteux.
Que choisir alors ? De quoi ai-je besoin ? De quoi ai-je le goût ?


