Conseils de voyage: Prendre soins de vos pieds sur le chemin de Compostelle
Vos pieds, sur une aventure comme le chemin de Compostelle, sont ce que vous avez de plus précieux. Pour survivre ou, plus simplement, pour marcher dans le plaisir plutôt que dans la douleur, vous devez leur accorder beaucoup d’attention ; un entretien de tous les instants est primordial.
Il est évident que certains pieds nécessiteront plus de soins et de bichonnage que d’autres ; c’est comme ça et vous n’y pouvez rien. Il y a fort à parier que vous n’avez aucune idée comment vos pieds sont susceptibles de se comporter sur une marche 800 kilomètres. Ne vous en faites pas trop, peu de gens ont l’expérience de ce genre de périple. Même moi, qui avais l’expérience de ce genre d’aventure pour avoir fait des treks de 32, et 18 jours à la base du Mont Everest et en Patagonie, tout près de la terre de feu, j’ai pu constater sur place que chaque aventure est différente et que chacune apporte avec elle son lot de problèmes spécifiques. Voici quelques recommandations.
Évitez le frot
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Garder les pieds secs
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Il est très important, si l’on veut éviter les « ampoules » de garder ses pieds secs. Cela peut signifier de les faires aérer lors des pauses café et le midi à l’heure du lunch. Un changement de bas au cours de la journée peut s’avérer également très bon pour le pied. Il est certain qu’une peau de pied humide de chaleur ou de sueur sera plus susceptible de se briser ou de générer des « ampoules ».![]()
Expérimentez : Sur une telle distance, il faut savoir expérimenter, il faut savoir s’ajuster. Ne vous fiez pas aveuglément aux conseils des autres marcheurs, voyez par vous-même ce qui vous convient le mieux, à vous. Si cela veut dire d’ajouter ou de retirer une paire de bas pendant la journée, faites-le. Si cela veut dire de resserrer vos bottes trois fois dans la journée faites-le. Si cela veut dire de partir les souliers très peu serrés le matin pour les laisser prendre le pouls de la route et de resserrer un peu plus tard lorsqu’on a pris notre erre d’aller, faites-le. Écoutez-vous!
N’attendez pas :
Ça frotte, ça chauffe ? N’attendez pas la fin de l’étape pour agir, arrêtez-vous et réparez. Ce conseil est très important. On n’a pas toujours le goût de sortir le diachylon ou les pansements en plein milieux de la journée pour parer à quelque chose qui ne fait pas encore vraiment mal, surtout si, par mégarde, la trousse médicale a été placée dans le fond du sac à dos ce matin-là. Qu’à cela ne tienne, arrêtez-vous et réparez ; posez un peu de diachylon sur l’endroit ou ça frotte, appliquez un pansement du type « Compeed » mais ne laissez pas une petite blessure s’aggraver par paresse. L’ennui, c’est que demain vous marchez ainsi qu’après-demain et après après-demain. Vous voyez l’idée ?
Un Français me confiait, à 10 jours de son arrivée à Santiago de Compostelle, après 60 jours de marche et plus de 1200 kilomètres, qu’il marchait pour la première fois depuis qu’il était parti, avec rien au pied, aucune blessure et aucun pansement d’aucune sorte. C’est dire que vos pieds y goûteront un peu, quoi que vous fassiez ; préparez-vous.



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