Ma grande fille sans ses parents….sur les routes du Vietnam !

On n’est jamais vraiment prêt, comme parent, à laisser partir sa grande fille (bientôt 17 ans) en voyage de l’autre côté du monde

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Dans mon cas, je me disais que c’est quelque chose que nous étions habitués à vivre ensemble, que c’est à nous, à nous seuls, parents, d’avoir le privilège de vivre de tels moments d’exaltation avec nos enfants. C’est moi le Papa qui emmène sa fille en voyage, personne d’autre.

Eh bien, pas cette fois. Cette 116

fois, elle part sans sa mère et sans son père et ce n’est pas une coïncidence. Dans les deux dernières années, deux occasions de voyage se sont présentées où Rosemarie aurait pu voyager avec nous. Sa maman, qui guidait un groupe en Inde, lui avait offert de la suivre, et la réponse fut : non. Je voulais à mon tour organiser un voyage au Pérou et en Bolivie pendant l’été et 03en ce qui concerne Rosemarie la réponse fut également : non. Les raisons : « Je suis déjà allée en Inde, mes amis sont trop importants, je préfère aller à mon camp de cirque, mes amis sont vraiment importants ; le Pérou c’est bien beau mais le temps de l’année ne me convient pas et mes amis, Papa, as-tu oubliés l’importance qu’ont des amis dans ma 36

vie ??».

Dans quelques jours, Rosemarie partira pour le Vietnam sans ses parents, sans ses amis et qui plus est sans son chum. Mais qu’est-ce qui se passe ?

Elle ne partira pas seule bien entendu, mais ce qui se passe, c’est qu’elle est prête et désireuse plus que tout d’aller vérifier sans nous tout ce qu’elle a appris au cours des nombreux voyages

130de grandes aventures que nous avons vécus ensemble. Voilà ce qui se passe. La destination n’a pas vraiment d’importance, cette fois, ce qui compte c’est qu’elle mettra son propre sac sur l’épaule, son sac à elle, qu’elle sera autonome et responsable de sa propre personne (dans une certaine mesure) et qu’elle marchera seule la route de l’aventure.

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Comme parents, nous sommes partagés entre la joie de voir notre belle grande fille ouvrir ses bras pour embrasser la vie d’aventure et de découverte que nous avons semée en elle et déchirés par ce petit pincement de compréhension qui nous fait réaliser que l’enfance est bel et bien finie.

Nous voyagerons 195à nouveau ensemble, cela ne fait pas de doute mais plus jamais dans le cadre que nous avions connu. C’est cela l’impermanence des choses. Tout passe. Rien ne dure.

Alors profitez bien du moment présent. De ce moment qui ne repassera jamais.

Joyeux Noël à vous tous aventuriers de la vie !

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This entry was posted on Tuesday, December 22nd, 2009 at 6:15 pm and is filed under Sur la route en voyage avec ses enfants. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

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