Conseils pour voyageurs; la planification d’un voyage étape du calendrier (Deuxième partie de 2)
Inde, Nainital, 2004
Marie-Chantal (39 ans) Voyage en famille
Nous prenons beaucoup de renseignements pour la suite du voyage en ce moment. Cela occupe beaucoup notre esprit. Nous pensons peut être trekker trois jours dans la région du Nanda Devi, la deuxième plus haute montagne de l’Inde, à la frontière du Népal. Nous ne pourrons pas aller à Badrinath, comme nous l’avions prévu, il y a trop de neige et la route est fermée. Mercredi, nous partirons plutôt pour Bageshwar pour voir s’il y a des agences de trekking parce qu’ici, c’est bien joli mais on ne peut pas avoir beaucoup d’informations. Nous n’avions pas prévu visité cette ville, mais elle est un peu plus au sud que Badrinath, donc plus accessible.
Quelques jours plus tard…
Inde, Bageshwar, 2004
Michel (42 ans) Voyage en famille
Les plans semblent changer au jour le jour, au gré de nos sentiments face à ce que nous voyons et aux villages que nous rencontrons. Rien de ce que nous avons vu jusqu’à maintenant n’a justifié un arrêt de plus d’une journée. Nous choisissons donc de nous remettre en route le matin venu. Nous avons aussi pris la décision de ne pas trekker à partir de Bageshwar mais plutôt de Manali où, il nous semble, tout sera plus facile à organiser. Aujourd’hui nous pous
serons vers Chokori, un village dont nous n’avions jamais entendu parler et qui n’est même pas dans nos livres-guides. Ce village offre, selon notre très gentil chauffeur, Mohinder, une superbe vue sur les Himalaya. Nous dormirons dans ce village ce soir. Où ? Dans quel conditions ? On aura la surprise sur place. Vive l’aventure !
Même pour un voyage de deux mois, à moins de choisir de se consacrer entièrement à un petit bout de pays comme la visite exclusive du Péloponnèse en Grèce ou des îles Fiji, le temps nous est compté. Les déplacements étant probablement la partie la plus ardue d’un voyage, on ne se déplace pas pour le plaisir et on essaie de tracer un itinéraire qui minimisera le nombre de déplacements. Vous serez surpris du nombre de choix que vous devrez faire en traçant votre itinéraire : « Si nous nous attardons trop ici, nous n’aurons pas le temps de voir cela, mais si nous y allons, nous devrons changer d’hôtels quatre fois en cinq jours, c’est beaucoup; peut-être devrions-nous nous arrêter là quelques jours. Nous devrons faire un détour de 300 kilomètres vers la capitale pour prolonger nos visas, cela ne nous laisse donc pas le temps de voir ce petit village, qui semble si pittoresque». Vous voyez le portrait ? Lors de cette planification, à la maison, rappelez-vous que rien n’est immuable et qu’une fois sur place, tout pourra être sujet à changement si votre hébergement n’a pas été réservé à l’avance. C’est sur place que se prendra la décision finale de sauter une étape ou de rester quatre jours de plus dans un village parce que ce petit coin de paradis vous ravit.
En général, les livres-guides recommandent à peu près tous les mêmes endroits à visiter pour une région ou un pays donné. Les choix à faire portent plutôt sur le nombre de jours consacré à chaque étape ou sur la décision de quitter, ou non, le circuit plus touristique pour aller visiter une partie de pays où les touristes vont moins.
Thaïlande, Bangkok, 1991
Michel (28 ans)
Grosse journée de décision, aujourd’hui. Le reste du voyage à planifier. Comment ça se fait que je pars deux mois et demi et que je me sens encore pressé par le temps ? C’est fou. Voici la situation. La Birmanie est fermée jusqu’au 7 février à cause des élections. Vietnam; trois semaines de visa maximum pour 125$. Laos; deux semaines de visa pour 150$. Sept jours d’attente pour un visa vietnamien ou laotien. On aurait donc dû les prendre avant d’aller au sud, merde ! Donc, on se propose de visiter le nord de la Thaïlande du 22 janvier au 6 février et puis 20 jours au Vietnam, peut-être le Laos et on finit ça en Malaisie. Si tout se règle, on devrait être à Chang Mai mardi matin. Tout ça n’est encore que supposition appuyée sur les informations recueillies dans les différentes agences de voyage. La Birmanie est perdue. Bien dommage, je voulais vraiment y aller. Prochaine fois, j’imagine. Plus on bouge, plus on veut bouger vite, plus ça se complique. Pas toujours facile de vouloir voir les beaux coins reculés. Il faut les travailler. Alors… travaillons.



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