Voyage en famille, voyage sans enfant, la protection contre la malaria demeure un souci constant.
Je quitte pour le Cambodge dans deux mois et le fameux spectre de la malaria une fois de plus revient me hanter. Je n’aime pas prendre de médicament pour prévenir la maladie alors une fois de plus je me questionne sur les dangers réels de contracter la maladie sur place.
La malaria est présente au Cambodge, bien présente. Pas dans les grands centres comme Phnom Phen, Sianoukville, Siem Reap. Mais nous savons bien qu’avec 7 semaines à notre disposition nous irons dans les montagnes loin des grands centres, dans la jungle. Que faire ? Bien se renseigner, bien lire ce qui est écrit sur le sujet dans les livres, forum de discution, etc. Voici quelques informations tiré de mon livre guide; « Guide du voyageur averti » disponible sur mon site.
Le paludisme (malaria)
Le paludisme, mieux connu sous le nom de malaria, est transmis aux humains par la piqûre d’un moustique infecté. Tout particulièrement la femelle du moustique anophèle, un insecte qui pique pendant la soirée et la nuit. Le paludisme est endémique dans presque toute l’Afrique du Nord et subsaharienne, et présent dans de nombreuses régions du Moyen-Orient, de l’Asie, de l’Océanie, d’Amérique Centrale et du Sud, et dans certaines régions du Mexique.
Les symptômes du paludisme sont semblables à ceux de la grippe, ils causent donc : fièvre, maux de tête violents, nausées et vomissements. Les tremblements et les spasmes musculaires sont aussi des symptômes fréquents. La gravité de la maladie varie selon l’espèce du parasite responsable de l’infection. Si vous êtes dans une région où la sévit malaria, un médecin local saura diagnostiquer rapidement la maladie. Même en cas de doute (seul un test sanguin peut confirmer l’infection), il vous administrera un médicament approprié parce qu’une intervention rapide augmente les chances de guérison complète.
Presque tous les cas de paludisme peuvent être guéris si l’infection est diagnostiquée rapidement et traitée de façon adéquate. La progression de l’infection peut parfois être très rapide et mener à la mort après 36 à 48 heures, dans certains cas. Si vous prenez déjà de la Malaronemd une fois par jour en prévention, que vous suspectez faire une crise de malaria et que le médecin tarde à venir, prenez 4 comprimés la même journée avec des intervalles de 3 ou 4 heures, avec beaucoup d’eau et un peu de nourriture, pendant trois jours. C’est, de toute façon, probablement le médicament que le médecin vous prescrira sur place.
Les antimoustiques
L’insectifuge Deet est considéré comme le plus efficace. Le Deet repousse les insectes piqueurs en troublant momentanément les informations que ces moustiques obtiennent avec leurs antennes. Ce genre d’étourdissement les éloigne de nous et les garde loin. L’usage du Deet en voyage, dans des pays à climat chaud ou tropical, appliqué sur la peau directement, plusieurs fois par jour, est d’une importance primordiale. Le vaccin pour prévenir la fièvre jaune ou les pilules préventives contre la malaria sont loin de faire tout le travail.
Pour être efficace contre les moustiques, il est préférable de choisir un produit contenant entre 20% et 35% de Deet, que l’on appliquera plusieurs fois par jour. Les médecins des cliniques santé-voyages recommandent le répulsif Ultrathon 31,58 % Deet, distribué par 3M. Ce produit est vendu dans les pharmacies qui se spécialisent dans le voyage. Disponible en crème dans un petit contenant de 60 ml, l’Ultrathon 31,58 % Deet est un produit dans lequel le Deet est lié à un polymère qui aide à garder l’insectifuge à la surface de la peau, un peu à la façon d’une pellicule de cellophane. Ce produit est un peu collant après l’application sur la peau mais très efficace. Si vous désirez avoir un peu moins de concentration Deet, procurez-vous le Controled Release Deet 20% Formula de Sawyer. Ce produit capture dans une molécule de protéine le Deet en couches successives et il est aussi très peu absorbé par la peau.
La moustiquaire
Une moustiquaire ressemble à une drôle de petite tente faite de coton à fromage, que l’on suspend au-dessus du lit et qui empêchent systématiquement tous les moustiques de pénétrer. Deux grandes moustiquaires se compressent dans un petit sac pas plus gros qu’une trousse de toilette et ne pèsent presque rien. Vous pouvez vous en procurer, déjà imprégnée de perméthrine, dans les cliniques santé-voyage ainsi que dans certaines pharmacies spécialisées dans le voyage.
Si vous voyagez dans une région où la malaria est endémique, tous les hôtels, même le plus basique, auront des moustiquaires suspendues au dessus des lits. Elles seront peut-être trouées par endroit mais avec du ruban adhésif gris (communément appelé duck tape), vous aurez réparé tout ça en quelques minutes. Vous devriez apporter les vôtres seulement si vous vous aventurez hors des sentiers battus, dans les petites huttes à bon marché sur la plage ou encore chez l’habitant.
La perméthrine pour des vêtements antimoustiques !
La perméthrine est un insecticide puissant qui tue presque instantanément les insectes qui s’approchent de la moustiquaire ou des vêtements qui en sont imprégnés. Elle est efficace contre de multiples insectes piqueurs et rampants : les tiques, les poux et les puces de lit. Mais ne l’appliquez pas sur votre peau directement… de grâce ! Faites plutôt tremper, avant le départ, tous vos vêtements (sauf les sous-vêtements) : chapeaux, casquettes, bas, t-shirts, pantalons, literie (drap d’auberge) et moustiquaires, pendant environ une heure. Les vêtements de nuit imprégnés de perméthrine éloignent très efficacement les puces de lits si vous êtes sensible à ce petit insecte qui se retrouve très souvent dans les lits des hôtels bon marché.



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