Pourquoi retenir les services d'un guide privé pour vous accompagner en voyage ?

Dec 16th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | 2 comments »

 

Il est peu probable que vous ressentiez le besoin de vous offrir les services d’un guide privé pour vous et votre conjointe, vous et vos amis si vous envisagez de vous rendre une semaine en République Dominicaine. Les États-Unis et l’Europe ne nécessiteront probablement pas non plus ce genre de service. En fait, retenir les services spécialisés d’un guide privé sur place avec vous n’a qu’un seul but : vous permettre de vivre une expérience exotique ou aventurière en couple ou entre amis que vous n’envisageriez pas de vivre seul, faute d’expérience.

J’ai moi-même plusieurs fois fait appel à un guide privé dans différentes circonstances. Dans ces cas, ce n’était pas pour un voyage mais pour le sport ; pour pouvoir grimper des voies d’escalade de roche et de glace trop difficiles pour moi, seul. Des voies d’escalade où je n’aurais pu m’aventurer en premier de cordée, car le niveau de difficulté était trop élevé pour moi. Avec un guide expérimenté qui grimpait en premier de cordée, je pouvais alors suivre en toute sécurité, apprendre de mon guide, et vivre l’expérience de grimper une voie de haut niveau. J’ai également eu recours à ce genre de service pour descendre des rivières en kayak, pour la planification de notre première grande expédition en montagne.

C’est tout à fait la même chose en ce qui vous concerne. Vous ne vous sentez pas l’expérience nécessaire pour organiser et vivre seul une aventure dans le désert de Thar, en Inde, à dos de dromadaire, mais vous avez envie de ce genre d’aventure ; elle peut être réalisée en toute sécurité. Vous rêvez d’un safari en Tanzanie mais l’idée de débarquer seul à Dar Es Salam et de devoir négocier sur place un safari vous enlève tous vos moyens. Vous avez décidé de marcher la fameuse route des Incas qui mène au célèbre Machu Pichu et vous voulez aussi ensuite vous offrir le privilège de passer quelques nuits sur l’île du soleil sur le lac Titicaca mais l’entreprise vous semble démesurée. En fait, elle ne l’est nullement.

Retenir les services d’un guide privé pour vous accompagner en voyage c’est aussi tout simplement la chose à faire si vous voulez savourer pleinement la compagnie de votre conjoint(e) et de vos amis et tous les attraits disponibles, pendant votre voyage en délaissant la logistique inévitable d’un tel voyage : préparation ou révision de l’itinéraire et du calendrier, réservations d’hôtels, d’avions, d’autos de location ou de trains, localisation d’endroits agréables et salubres où manger, changer de l’argent, etc…

Un guide privé vous permettra de vous aventurer là où vous n’auriez jamais osé le faire seul. Avec un guide privé à votre service pour sécuriser vos déplacements et vos activités, pour vous aider, avec son expérience à juger du degré de fatigue, de l’hydratation, etc. vous pourrez vous concentrer à votre rythme sur la beauté du lieu en abandonnant la logistique à quelqu’un d’expérimenté, à l’écoute de vos besoins. Un luxe, certes, mais qui donne tellement de latitude. Toute l’inquiétude face à la santé, au choc culturel, à la nourriture sera amoindrie par la présence de ce guide qui sera à l’écoute des vôtres et de vos besoins.

Distance et performance sur le chemin de Compostelle

Dec 4th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

La distance que vous choisirez de parcourir chaque jour sur le chemin de Compostelle est infiniment personnelle. Si vous êtes un bon marcheur ou une bonne marcheuse ici, vous pouvez déjà mieux évaluer votre forme physique et fixer vos objectifs en conséquence. Mais ne sous-estimez pas le chemin. Marcher trois ou quatre jours consécutifs lors d’une sortie au pays est très différent de marcher 18, 25 ou même de 35 jours de suite dans un pays qui n’est pas le vôtre, à dormir dans un lit qui n’est pas le vôtre et à manger une nourriture qui n’est pas la vôtre. Votre corps vous parlera tout au long du chemin. Il vous le dira lorsque tout va bien et que les distances que vous couvrez journellement sont bonnes et il vous le dira également lorsque vous exagérerez. Libre à vous alors d’écouter ou de passer outre à la petite douleur annonciatrice de fatigue. Ce que vous ne devez pas oublier, cependant, sur un sentier comme le Compostelle, c’est que plusieurs jours de marche sont encore devant vous et qu’une sourde oreille à un petit problème d’entorse, à un début de tendinite, à une fatigue généralisée peut résulter en une obligation de s’arrêter complètement pour deux, quatre ou six jours et c’est précisément ce que l’on veut à tout prix éviter.

 

Ne vous évaluez pas en fonction des autres marcheurs, de vos amis ou de votre conjoint(e) qui vous accompagne. Vous devez absolument résister à l’envie de dépasser vos limites pour pouvoir suivre un ami rencontré sur le chemin, ou l’ami ou le conjoint qui vous accompagne.
Prévoyez marcher en moyenne entre 20 et 30 kilomètres par jour, selon votre forme et votre endurance. « Oh! Facile, 30 kilomètres c’est juste 6 heures de marche par jour à raison de 5 kilomètres à l’heure ». Pas vraiment! C’est évaluation ne tient pas compte des arrêts, des poses repas, etc. Une moyenne de 3.8 ou de 4 kilomètres l’heure est plus réaliste. Pour 30 kilomètres, on parle plus réalistement de 7h30 à 8h00 de marche. Ce n’est pas rien ! Le soir, il faut encore laver son linge, s’approvisionner en fruits, en barres énergétiques, etc. Le lendemain, vous serez dehors à 7h30 ou 8h00, alors vous aurez tendance à vouloir vous coucher tôt. Allez, bonne marche.

Conseils pour voyageurs: Mon chemin de Compostelle.

Dec 4th, 2008 Posted in Conseils aux voyageurs, Extrait de mon journal de bord., Sur la route en voyage | no comment »

Extrait de mon journal de bord: Espagne 2009

Dimanche 5 octobre

 

La journée fut des plus agréables. C’est un plaisir de marcher le chemin à côté d’une si belle marcheuse, pèlerine de Compostelle. Il a fait beau et frais aujourd’hui et les paysages étaient magnifiques. La ville de Najara, où nous avons couché hier et d’où nous sommes partis ce matin, à déplu à plusieurs. Hier, la fin de journée fut longue et pénible et le sentier, le camino, nous a entraînés sur une piste moche et laide : bretelles d’autoroutes, quartier industriel et même à travers le quartier mal famé de la ville. Chaque ville ou village a son énergie propre et les pèlerins, plus sensibles que le voyageur touriste, ressentent cette énergie. J’ai questionné plusieurs marcheurs et tous avaient ressenti cette drôle d’ambiance à Najara. La bouffe s’est avérée être très moyenne aussi, l’auberge; sans vie particulière et sans joie. Ce matin, nous étions dehors à 7h30 et nous marchions déjà vers une autre étape.

Rien n’est plus utile que de parler avec quelqu’un qui a marché le chemin pour demander conseils et information.  N’hésitez pas à me contacter.  Je suis là pour ça.