Distance et performance sur le chemin de Compostelle

Jan 23rd, 2014 Posted in Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | Comments Off

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La distance que vous choisirez de parcourir chaque jour sur le chemin de Compostelle est infiniment personnelle. Si vous êtes un bon marcheur ou une bonne marcheuse ici, vous pouvez déjà mieux évaluer votre forme physique et fixer vos objectifs en conséquence. Mais ne sous-estimez pas le chemin. Marcher trois ou quatre jours consécutifs lors d’une sortie au pays est très différent de marcher 18, 25 ou même de 35 jours de suite dans un pays qui n’est pas le vôtre, à dormir dans un lit qui n’est pas le vôtre et à manger une nourriture qui n’est pas la vôtre. Votre corps vous parlera tout au long du chemin. Il vous le dira lorsque tout va bien et que les distances que vous couvrez journellement sont bonnes et il vous le dira également lorsque vous exagérerez. Libre à vous alors d’écouter ou de passer outre à la petite douleur annonciatrice de fatigue. Ce que vous ne devez pas oublier, cependant, sur un sentier comme le Compostelle, c’est que plusieurs jours de marche sont encore devant vous et qu’une sourde oreille à un petit problème d’entorse, à un début de tendinite, à une fatigue généralisée peut résulter en une obligation de s’arrêter complètement pour deux, quatre ou six jours et c’est précisément ce que l’on veut à tout prix éviter.

Ne vous évaluez pas en fonction des autres marcheurs, de vos DSC_0374amis ou de votre conjoint(e) qui vous accompagne. Vous devez absolument résister à l’envie de dépasser vos limites pour pouvoir suivre un ami rencontré sur le chemin, ou l’ami ou le conjoint qui vous accompagne.

Prévoyez marcher en moyenne entre 15 et 30 kilomètres par jour, selon votre forme et votre endurance. « Oh! Facile, 30 kilomètres c’est juste 6 heures de marche par jour à raison de 5 kilomètres à l’heure ». Pas vraiment! C’est évaluation ne tient pas compte des arrêts, des poses repas, etc. Une moyenne de 3.8 ou de 4 kilomètres l’heure est plus réaliste. Pour 30 kilomètres, on parle plus réalistement de 7h30 à 8h00 de marche. Ce n’est pas rien ! Le soir, il faut encore laver son linge, s’approvisionner en fruits, en barres énergétiques, etc. Le lendemain, vous serez peut-être dehors à 7h30 ou même 6h00, alors vous aurez tendance à vouloir vous coucher tôt.

Mais un conseil s’il en est un: En cas de doute partez, allez-y, lancez-vous !!!

Voyage en famille, voyage d’aventure……conseil voyage; Le Cambodge

Feb 20th, 2012 Posted in La santé en voyage, Sur la route en voyage | Comments Off

Malaria au Cambodge. Le retour.

Et la malaria au Cambodge finalement !!

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Je ne suis pas quelqu’un de très alarmiste question santé. Je fais bien mes devoirs avant de partir, je me renseigne beaucoup, je pèse les pours et les contres et j’essaie de faire la part des choses et j’essaie aussi de faire la part des travailleurs de la santé chez qui la seule pensée d’un voyage à l’étranger égale risque de maladie grave.

Mais c’est toujours après y avoir été qu’on sait réellement. Avant on ne peut que spéculer. Les livres sur le Cambodge nous disait qu’l n’y avait pas de danger à Phnom Penh, la capitale, ainsi qu’àDSC_0695 Sianoukville et Siem Reap. Pour le reste du pays et surtout le nord-est et le sud-est il y avait danger. Nous avons apporté des comprimés avec nous nous disant que nous confirmerions sur place. Chose dite chose faite.

Il y en avait bel et bien des moustiques porteurs de la malaria dans l’est du pays. Dans le Ratanakiri et le Mondulkiri il était écrit dans les livres qu’il y avait de la malaria. Une fois sur place on nous disait également de prendre garde. Comme nous avons été dans la jungle en camping, que nous avons couché dans un hamac et chez les ethnies de la place où il n’y avait aucune moustiquaire et rien pour se protéger. Je crois que la décision c’est avéré la bonne. La températDSC_0678ure plutôt froide au moment de notre séjour dans l’est nous a bien servit mais de là à dire qu’elle éliminait tous les risques je ne crois pas. Nous aurons pris ces pilules pour un total de 3 semaines sur les 7 de notre voyage.

Conclusion mieux vaut avoir avec soi les coûteuses pilules et ainsi pouvoir réagir efficacement aux informations recueillit sur place à travers les rencontres que de se retrouver sans protection alors que le danger est bien réel. Celles restante prendront probablement le chemin de la poubelle mais quand il est question de santé il n’y a pas de chance à prendre.

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Le Chemin de Compostelle et les punaises de lit dans les auberges et gites!

May 25th, 2009 Posted in Sur la route en voyage | no comment »

 

Des punaises de lit sur le Chemin de Compostelle en Espagne…il y en a et très probablement que vous en rencontrerez !

 

Sur un périple de 900 kilomètres et 33 nuits passées sur le chemin espagnol, je crois que nous avons rencontré quatre ou cinq fois les punaises de lit. Un peu déplaisant assurément, mais rien de si terrible.  Gardez le sourire.

C’est le pèlerin lui-même qui véhicule avec son sac-à dos ces indésirables bibittes d’auberge en auberge ou de gite en gite. NoDSC_0124us sommes finalement responsables de la propagation. Ceci dit, il faut aussi savoir que les punaises de lit sont des expertes du voyage longue distance, adeptes à survivre dans les valises, linge, véhicules, avions et bateaux de croisière. Elles se promènent adroitement de pièce en pièce dans une maison, naviguant à travers la tuyauterie, le câblage électrique ou toute autre ouverture.

 

Pas toujours facile de détecter sur le moment si un lit ou une auberge est infesté de punaises de lit? Et souvent il sera trop tard, vous serez déjà tout installé et l’idée de repacter et de retourner sur la route pour vous lancer à la recherche d’un autre gite sera impensable. C’est en arrivant sur les lieux qu’il faut porter attention

DSC_0309 tangled movie to watchLes punaises de lit ne possèdent pas d’ailes et peuvent mesurer jusqu’à 5 mm de longueur. Elles peuvent être vues à l’oeil nu si vous y portez attention. Elles peuvent bouger rapidement et sont de nature nocturne. Elles se cachent dans les oreillers, les matelas et les sommiers durant la journée et deviennent très actives environ 1 heure avant la noirceur. Elles sont attirées par l’odeur du dioxyde de carbone que nous expirons et par la chaleur de notre corps. Elles se nourrissent du sang de n’importe quel mammifère, incluant celui des humains.

Prêtez attention et observez les signes suivants: salubrité générale des lieux, taches de sang sur les matelas, présences de l’insecte si vous bougez le matelas. Soulever les draps du lit s’il y en a afin de vérifier s’il y a présence de taches brunes ou noires. S’il y en a, il s’agit de petits excréments de punaises. Des exuvies (anciennes peaux) perdues lors de la mue peuvent aussi constituer une preuve de passage. Lorsque ces insectes sont nombreux, ils produisent une odeur particulière.

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Voici une alternative au dortoir; la casa rural.  Plus cher mais c’est très propre et pour une nuit on dort dans des draps propres.

Habituellement, une punaise de lit ne transmet aucune maladie. Certaines personnes peuvent souffrir de légères irritations ou de démangeaisons. Vous pouvez traiter les morsures de punaises en appliquant une crème sur les parties affectées pour soulager les démangeaisons. Appliquer une crème antibiotique sur la peau craquelée pour protéger d’infections futures et prendre les antihistaminiques peut être efficace en cas de réaction allergique.

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Dans ce gîte du pèlerin tenu par des religieuses, j’ai passé la pire nuit du chemin question punaises de lit.  J’imagine que les sœurs pensaient que j’avais des pêchés à expier.

La femme voyageant seule.

Apr 19th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

La femme désirant voyager en solitaire ne devrait pas hésiter à partir.

Tous les avantages du voyage en solitaire sont autant de promesse d’un voyage réussit. Une femme voyageant seule peut faire un magnifique voyage si elle sait choisir sa destination, si elle reconnaît les limites que lui impose sa condition de voyageuse solitaire, si elle sait se vêtir de façon appropriée et si elle porte une attention redoublée aux événements afin de reconnaître rapidement une situation qui pourrait devenir problématique.

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(À droite sur la photo, vous pouvez voir Anne-Marie, une Française de 60 ans qui a marché plus de 1600 kilomètres sur le chemin de Compostelle en solitaire)

Choisir sa destination

Il y a définitivement des destinations plus faciles pour la femme voyageant seule. Il y a des villes moins dangereuses que d’autres, il y a des pays plus ouvert que d’autres, il faut bien choisir. Lisez beaucoup, allez sur des sites de forum de voyageurs sur le pays que vous envisagez de visiter, posez des questions, bref, informez-vous. Dans la plupart des villes occidentales, le degré de prudence que vous appliquez ici s’appliquera là-bas. Le niveau de danger ne double pas par le seul fait de changer de pays ou de ville. Vous ne prenez pas le risque dans votre propre ville de vous aventurer seule dans une ruelle noire à 2 heures du matin ? Pourquoi le feriez vous à Marseille ou à Sidney ?

Certains pays et certaines villes cependant, de par la culture et la religion pratiquée sur place, seront décidément moins conviviaux pour la femme qui voyage solo.

Reconnaître les limites que m’impose ma condition de voyageuse solitaire.

Reconnaître les limites d’une situation c’est savoir s’ajuster à cette même situation. Vous êtes seule, vous êtes une femme, vous vous devez de redoubler de prudence lorsque vous faites une sortie. Évitez de vous retrouver seul dans un site que vous visitez, si cela vous est possible, rester collé à un groupe ou à quelques voyageurs qui visitent le même site que vous. Plus il y a de monde autour, plus vous êtes en sécurité. Reconnaître ses limites et les accepter c’est aussi choisir de laisser aller une visite ou une sortie parce qu’on la juge trop hasardeuse.

Se vêtir de façon appropriée

La façon de vous vêtir détermine en grande partie l’attention que vous subirez de la part de la population locale, masculine et féminine, et des autres voyageurs. Les vêtements que vous avez sur le dos et la façon dont vous les portez affectent directement votre image, votre sécurité ainsi que vos échanges inter sociaux. Lorsque l’on voyage seule, adapter son code vestimentaire et le degré d’attention désiré selon le pays que l’on visite est assurément une forme de sagesse.

Une attention redoublée

Vêtue de façon appropriée, il faudra ensuite garder un degré d’attention plus élevé qu’à l’habitude, surtout au début de votre voyage. La plupart des livre-guides abordent le sujet des femmes voyageant seules. Ils mettent alors en perspective le pays visité versus la sécurité de la voyageuse dans le dit pays. Des sites Internet, comme l’excellent www.journeywomen.com, peuvent renseigner la femme qui s’apprête à partir en solitaire. Il y a de la littérature sur ce sujet ; fouillez, vous en trouverez.

Conseil pour voyageur: Compostelle. Pèlerin avant tout

Feb 17th, 2009 Posted in Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | no comment »

Voici le dernier chapitre des confidences d’Armel, un Pèlerin (Français) de mes amis, merveilleuse rencontre et avec qui j’ai marché dans le plaisir une partie de son chemin de ComDSC_0619postelle. 

Le chemin de Compostelle est en vérité un voyage qui ne finit pas !

 

Ou se trouve le voyage ? Quels types de voyageurs y trouve-t-on ?

Le voyage est personnel, on fait chacun son propre voyage même si nous marchons de concert et vivons les mêmes évènements. Chacun à ses propres objectifs et ses propres attentes. Nous devons respecter ces différences et ces besoins d’isolement au cours de la journée, c’est aussi une question de respect pour les autres. Bien sur pour certain c’est un voyage spirituel mais pour beaucoup c’est une démarche de recherche interne, certains marchent pour « se trouver ». Mais déjà le fait de mettre des mots sur tel ou tel objectif est réducteur et limitant. D’autre part le terme « voyageur » est mal approprié à mes yeux, tout autant que celui de touriste; nous sommes pèlerin avant tout autre chose. Il est très difficile de faire du tourisme avec un sac de 12 kg sur le dos, à la force de ses mollets. Nous sommes sur le chemin comme sous un tunnel virtuel, en train de suivre le balisage et la voie lactée que des centaines de milliers de pèlerins ont déjà suivie. Il y a comme une force mythique qui nous envahi en passant sous des portes d’entrée de ville millénaires, en suivant une voie romaine, en foulant des sentiers chargés d’histoire et de légende ou tout simplement en passant un col…et dès que, pour une raison ou une autre, ont s’éloigne du chemin on a l’impression étrange de ne plus être « chez nous ». C’est cette sensation bien connue des Jacquets (les pèlerins de St Jacques) qui fait dire à certain qu’il y a « quelque chose «  qui nous protège et nous porte vers SaDSC_0665ntiago.

Mais alors pourquoi part-on vers Compostelle ?

Beaucoup répondrons qu’ils ne savaient pas pourquoi il le faisait. Je suis peut-être un peu de ceux-là. Par contre je dis depuis en forme de boutade « Si j’ai un seul regret d’avoir fait le chemin de Compostelle, … c’est qu’il ne soit plus à faire pour moi». Pour la première fois s’entend car on ne doit ressentir qu’une seule fois l’émotion de l’arrivée et de la découverte de la cathédrale de Santiago en Galice.

Comment avez-vous vécu la fin de ce pèlerinage ?

Si l’on parle de la fin « géographique » du trajet, je dirais que c’est l’aboutissement et la récompense, un sentiment de plénitude et de bonheur, mais mêlé à de la mélancolie et de l’émotion de voir s’arrêter ce quotidien plutôt insouciant, de devoir abandonner les amis que l’on c’est forgé au fil des pas. Par contre si l’on parle de la fin du chemin au titre de l’esprit, je dirais que ce chemin là ne se termine jamais (du moins je l’espère) ce n’est pas une ultime page du livre que l’on tourne, le livre reste ouvert et inachevé. Au hasard d’une lecture en cours de route un ami Québécois m’avait lu un passage sur ce sujet : « Ton chemin commencera lorsque tu auras assimilé tout ce que tu as appris sur … le chemin ». Vous pouvez constater que la tâche est ardue…

Conseils de voyage: Le silence envoûtant du chemin du chemin de Compostelle

Feb 15th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | no comment »

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Il est difficile de décrire combien 900 kilomètres à pied à travers tout un pays dépose de silence et de paix sur une âme.

 

 

Que l’on parte à deux ou à quatre, qu’on marche ensemble ou séparément, marcher 8 heures par jour demeurera une expérience solitaire et silencieuse. Les rencontres sont nombreuses sur le chemin de Compostelle et pourtant la belle conversation du matin sera suivie de silence, le bavardage de l’après-midi sera suivi du silence, l’effort de fin de journée, alors que le corps souffre, sera également vécu dans le silence. Ce silence, il finit par nous entourer, il finit par nous habiter. C’est le chemin qui le fait naître et c’est à travers lui qu’il pénètre en nous. Et bientôt on s’y habituera, on le désirera même, ce silence. Il nous manquera lorsque le bruit des grandes villes que nous traverserons comme pèlerin nous assaillira, il nous manquera lorsque, certaines journées trop pleines de rencontres, il nous aura délaissé. Mais c’est au retour seulement que l’on prendra vraiment conscience de l’effet que tout ce silence aura eu sur nous.

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C’est au retour que l’on comprendra vraiment que ce silence non désiré et non recherché a priori nous aura transporté plus loin que le chemin lui même. Avec le parfois difficile retour à notre vie réelle, avec la pléiade de tâches accumulées qu’implique une longue absence de notre milieu, le silence du chemin nous fera cruellement défaut. On le cherchera sans plus savoir où le trouver. On croira même qu’il s’en sera retourné sur le chemin. Point du tout, il sera toujours là, le silence, seulement plus difficile à aller chercher dans notre vie de tous les jours, seulement plus difficile à saisir. C’est dans la rigueur que vous le retrouverez, dans l’effort réel de le recapturer. Dimanche prochain, au lieu d’aller au cinéma ou magasiner au centre commercial, des trucs dont vous n’avez pas vraiment besoin, allez marcher….…. le silence sera là….sous vos pas !

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Conseils de voyage: Prendre soins de vos pieds sur le chemin de Compostelle

Jan 26th, 2009 Posted in Sur la route en Voyage de plein air et d'aventure, Sur la route en voyage | no comment »

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Vos pieds, sur une aventure comme le chemin de Compostelle, sont ce que vous avez de plus précieux. Pour survivre ou, plus simplement, pour marcher dans le plaisir plutôt que dans la douleur, vous devez leur accorder beaucoup d’attention ; un entretien de tous les instants est primordial.

Il est évident que certains pieds nécessiteront plus de soins et de bichonnage que d’autres ; c’est comme ça et vous n’y pouvez rien. Il y a fort à parier que vous n’avez aucune idée comment vos pieds sont susceptibles de se comporter sur une marche 800 kilomètres. Ne vous en faites pas trop, peu de gens ont l’expérience de ce genre de périple. Même moi, qui avais l’expérience de ce genre d’aventure pour avoir fait des treks de 32, et 18 jours à la base du Mont Everest et en Patagonie, tout près de la terre de feu, j’ai pu constater sur place que chaque aventure est différente et que chacune apporte avec elle son lot de problèmes spécifiques. Voici quelques recommandations.

Évitez le frot

DSC_0151tement:

Le frottement dans un soulier ou une botte trop grand(e) ou non suffisamment serré(e) causera à coup sur des blessures. Il est essentiel d’avoir des souliers de marche ou des bottes qui soient bien ajustés à vos pieds et qui n’ont pas été achetés la veille. (La botte ou le soulier de marche doit avoir été porté et « cassé » comme on dit). Je porte toujours deux paires de bas (Une paire très mince sur la peau et, par-dessus, une paire plus épaisse) mais cela ne garantit pas l’absence de problème.

 

 

Garder les pieds secs

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Il est très important, si l’on veut éviter les « ampoules » de garder ses pieds secs. Cela peut signifier de les faires aérer lors des pauses café et le midi à l’heure du lunch. Un changement de bas au cours de la journée peut s’avérer également très bon pour le pied. Il est certain qu’une peau de pied humide de chaleur ou de sueur sera plus susceptible de se briser ou de générer des « ampoules ».DSC_0294

Expérimentez : Sur une telle distance, il faut savoir expérimenter, il faut savoir s’ajuster. Ne vous fiez pas aveuglément aux conseils des autres marcheurs, voyez par vous-même ce qui vous convient le mieux, à vous. Si cela veut dire d’ajouter ou de retirer une paire de bas pendant la journée, faites-le. Si cela veut dire de resserrer vos bottes trois fois dans la journée faites-le. Si cela veut dire de partir les souliers très peu serrés le matin pour les laisser prendre le pouls de la route et de resserrer un peu plus tard lorsqu’on a pris notre erre d’aller, faites-le. Écoutez-vous!

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N’attendez pas :

Conseils aux voyageurs: Une spiritualité omniprésente sur le chemin de Compostelle en Espagne !

Jan 22nd, 2009 Posted in Sur la route en voyage | no comment »

Quelles que soient les raisons qui nous poussent à entreprendre le pèlerinage de Compostelle, que l’on soit croyant ou non, pratiquant ou non, il demeure que les signes extérieurs visibles de l’aspect religieux de cette marche à travers l’Espagne et la France sont partout sur le chemin. Et ils sont, à mon sens, inspirants parce qu’encore porteurs d’un message de paix et d’amour. Oui, ce message a parfois été repris, manipulé et perverti, à différents moments, au cour de l’histoire, pour satisfaire les intérêts des hommes, mais je crois qu’on peut toujours choisir d’ignorer l’hommerie pour se concentrer sur le beau et le vrai. L’Espagne respire encore au rythme de son passé religieux.

Voici quelques-unes des plus belles images que j’ai rapportées de mon pèlerinage et qui m’ont inspiré et encouragé lors des longues étapes.

 

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En traversant les Pyrénées, la Madone veille sur le pèlerin.

Elle semble nous dire: “Je suis de tout coeur avec toi”

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L’ histoire de cette première journée de marche rejoint la légende.  Roland y est passé avec son armé lors de son combat contre les Maures.

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L’ omniprésente croix chrétienne que le pèlerin croise presque chaque jour sur son chemin.

 

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L’incroyable couvent en ruine de San Antôn.  La route pousse le pèlerin sous les voûtes médiéval de ce monument de la chrétienté.

 

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Un mur sur le chemin.  La mort; église de Castrojeriz

Tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

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Voilà un lieu pour se recueillir quelque soit notre confession.

Merci la vie pour ce temps d’arrêt !

 

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Plaza de San Marcos, le merveilleux cloître de l’ église  donne directement sur l’hôtel Parador.  Assurément une des plus nuit de pèlerin sur le chemin de Compostelle.

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Une croix sur mon chemin.  La Cruz de ferro dressée à 1500 mètres d’altitude.

  Le pèlerin arrivera bientôt à Molenaseca.

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Une journée de longue étape, en route pour O Cebreiro.  La beauté du lieu élève l’âme.  Laissons-nous toucher.



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Santiago de Compostella.

Le chemin a tenu sa promesse, nous voici arrivé place de l’Obradoiro.  L’apôtre Jacques repose ici.

 

 
















Le fameux moment présent, probablement un des plus beaux cadeaux qu'offre le chemin de Compostelle

Jan 18th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage | no comment »

 

Rien n’est plus enivrant, lorsqu’on marche le Chemin de Compostelle, que de découvrir que petit à petit s’est installé chez nous un état bienheureux de félicité que l’on nomme le « moment présent ».

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Rarement nous est-il possible de vivre avec autant de simplicité le fameux moment présent. Ce moment présent, qui est supposé nous mener au bonheur, ce moment présent dont plusieurs maîtres spirituels et Yogis d’Asie parlent. N’est-ce pas aussi le leitmotiv des Alcooliques Anonyme : « Vivre son moment présent et laisser faire le reste » « Demain est un autre jour » ?

 

Sur Compostelle, j’ai ressenti comme jamais encore auparavant et avec une profondeur rarement égalée ce «moment présent ». Tout à coup, il n’y avait plus de demain, plus d’hier, plus de quand j’aurai fini, à la fin de l’étape, tantôt ! Non ! Demain, je ne sais pas combien de kilomètres je marcherai, hier j’ai déjà oublié où j’étais et combien de kilomètres j’ai marché. Quand j’aurai fini, on verra. La fin de l’étape, c’est trop loin ; pour l’instant, laissez-moi déguster mon « café con leché ». Avec ce moment présent toujours grandissant en nous, un calme s’installe et demain n’a tout-à-coup plus beaucoup d’importance. Au début, on doit se rappeler à l’ordre, se forcer à rester ici et maintenant. Mais on le fait alors pour ne pas déprimer à cause de la distance qui reste à parcourir, du nombre de jours qui restent à marcher, etc. Mais petit à petit la chose s’installe et devient une façon de vivre. Nous sommes sur le chemin de Compostelle, nous sommes ici pour marcher, la décision à été prise il y a longtemps, nous sommes ici maintenant… alors marchons.

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Ce matin, je me lève et je marche. Je ne pense pas à l’étape de la journée, aux 32 kilomètres que j’ai à avaler. Non, ce matin je me lève et je marche au soleil, c’est tout. Un pas devant l’autre.

Le fait d’avoir simplifié notre vie au maximum est assurément pour quelque chose dans cet état qui vient à nous comme par magie. Notre vie se résume à un sac à dos, quelques euros dans notre poche arrière et une seule activité : la marche. La marche aujourd’hui, la marche hier, la marche demain. Même après-demain, qu’y aura-t-il ? De la marche ; alors autant rester dans le moment présent ! Nos journées sont simples sur le chemin, on marche, on suit les flèches jaunes qui sont, la plus part du temps, bien visibles, on s’arrête de temps en temps pour boire et s’alimenter dans un petit resto local et le soir, après avoir trouvé notre auberge de pèlerin, on se couche. On se couche tôt car on sait qu’on doit être dehors à 8 heures le lendemain (La plus part des auberges demandent aux pèlerins d’être sortis pour 8 heures)

Cette grâce que la distance et les jours de marche déposent en nous nous suivra longtemps au retour. C’est assurément un des plus beaux cadeaux du Chemin de Compostelle.

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Conseils pour voyageurs: Le plaisir de voyager avec les services d'une voiture avec chauffeur

Jan 2nd, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs, Sur la route en voyage, Sur la route en voyage avec ses enfants | no comment »

La voiture avec chauffeur 

Ça peut sembler un peu snobinard sur les bords et a195

bsolument antisocial dans un contexte nord-américain, mais dans plusieurs pays d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud, c’est quelque chose de courant et les chauffeurs se bousculent pour vous proposer leurs services.

 

La voiture avec chauffeur peut s’avérer des plus agréable : un plaisir qui nous simplifie la vie et nous permet de voir du pays tout en respectant notre rythme. Avec un chauffeur, vous pouvez arrêter où bon vous semble et vous n’avez jamais à chercher votre chemin. Si vous avez la chance de tomber sur un bon père de famille, celui-ci prendra soin de vous, respectera vos exigences et facilitera les contacts avec les gens du pays. Il est là lorsque vous en manifestez le besoin et il se volatilise quand vous n’avez pas besoin de ses services. Il peut vous suggérer des hôtels ou de bons petits restaurants peu dispendieux, fréquentés par la population locale. Mais avant de prendre votre décision de prendre un chauffeur privé, il faut vous poser les questions suivantes : Est-ce que j’ai réellement envie de conduire ici ? Est-ce qu’il y a des cartes routières pour que je puisse bien m’orienter ? Le prix avec chauffeur est-il beaucoup plus élevé ? Ai-je envie d’avoir un étranger avec nous dans la voiture pendant 5 ou 10 jours ?

 

Extrait de mon journal

Sri Lanka, Anuradhapura, 2002

Une suite de coïncidences nous a ramené Vimale, le chauffeur que nous avions en tête. Niranjan, notre jeune et si gentil conducteur de Tuk tuk, aurait tellement voulu avoir le contrat de nous conduire pendant neuf jours à travers le Nord du Sri Lanka. Son manque d’expérience a joué contre lui. Vimale opère sa petite mini-van depuis 20 ans et il sera à même de beaucoup mieux nous conseiller que Niranjan, qui en aurait été à sa première expérience sur les grandes routes. J’avais eu un très bon feeling avec cet homme de 50 ans lorsqu’il nous avait cueillis à la gare d’Anuradhapura. Il était calme et il nous avait tout de suite demandé un prix juste pour sa course jusqu’à l’hôtel. Il m’avait donné rendez-vous le lendemain soir pour discuter de prix et de trajet mais je ne l’avais pas revu. J’ai appris par la suite que sa grande fille de 14 ans faisait son entrée dans sa vie de femme et qu’il avait été retenu par la cérémonie qui avait entouré cet heureux événement. Le temps pressait pour trouver un bon chauffeur et je n’avais pas confiance en notre conducteur de tuk tuk. J’avais confiance en l’homme, mais pas en l’expérience de ce jeune garçon de 24 ans. Pour parcourir les routes du Sri Lanka pendant neuf jours, je voulais quelqu’un d’expérience. Et, comme par magie, Vimale est réapparu hier après-midi, alors que nous nous promenions en ville. Il est intéressant de voir, de sentir, d’être attentif aux signes qui placent les bonnes personnes sur notre chemin. C’est vraiment fantastique de regarder la vie opérer devant soi et de répondre positivement aux bons signes et aux bonnes personnes.