Conseils de voyage, idées d'aventure, voyage en famille, je suis l'à !

Feb 10th, 2010 Posted in Extrait de mon journal de bord. | no comment »

Extrait de mon journal de bord

Argentine, expédition sur l’Aconcagua.

Jour 7. Expédition sur l’Aconcagus. 1999.  C’est jour de repos au camp de base, aujourd’hui. Nous en avons besoin. Je n’oublie pas qu’hier en montant j’ai vu redescendre un grimpeur mort dans un traîneau. Selon les dires des deux Russes, il avait atteint le sommet mais était mort d’hypothermie en descendant. La montagne est forte.

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En ce début d’année 2010

, une prochaine expédition d’escalade se pointe à l’horizon. Une expédition en Himalaya. Cette fois et sur un 8000 mètres. Il y a 14 montagnes de plus de 8000 mètres sur la planète, tous situées dans les Himalaya et voilà qu’il y en a une qui se trouve directement dans ma ligne de mire. Cette montagne c’est leShisha Pangma, complètement situé au Tibet haut de 8013 mètres.clip_image001 Les dates ne sont pas encore déterminées, mais la montagne est choisit et le goût du défi est bien là. Pas facile de quitter deux mois (C’est le temps nécessaire à ce genre d’entreprise) et de tout laisser derrière pour plonger dans une aventure de cette envergure. Il y a le travail, la carrière, les enfants, les amours et le fric. Combien coûte une expérience de ce genre ? Bonne question! Et les dangers inhérents à ce genre d’entreprise, ils sont biens réels eux aussi; engelures, perte de doigts ou d’orteils, hypothermie, œdème pulmonaire ou cérébral, risque clip_image002de chute, etc…

Voilà, l’idée est sur la table, elle va continuer à maturer, à se développer et bientôt elle sera complète, tous les éléments seront réunis. Nous passerons à l’action. S’il est une chose que je sais c’est qu’il ne faut jamais être à cour de projet.

Ma grande fille au Vietnam…..sans moi !!!

Jan 29th, 2010 Posted in Conseils aux voyageurs | 9 comments »

Comme j’en avais parlé dans mes billets précédents, Rosemarie a voyagé 3 semaines sans ses parents pendant le temps des fêtes.  Voici quelques unes des émotions qu’elle a couché sur papier.

Journal de bord de Rosemarie (17 ans)

Lundi 28 décembre 2009. Baie de Halong Vietnam.

Indescriptible, magnifique, j’en pleurais…
Nous sommes montés à bord d’un grand bateau de bois verni qui nous a transportés dans une mer où les rochers semblent pousser dans l’eau.  L’eau était vert émeraude et le vent sentait la mer.  J’ai passé des heures à contempler ces immenses roches qui sortaient presque surnaturellement de la baie.
Le bateau était magnifique et nous avions un équipage à notre service comportant le capitaine qui faisait également office de guide, le cook et ses deux assistants ainsi que le barman.  Aucun membre de l’équipage ne parlait anglais alors les fou rires se sont multipliés lorsque nous essayions de nous comprendre…  Malgré cela, nous nous entendions bien et lorsque Joël (le père Grenier) a célébré sa fête, nous les avons invités à manger avec nous.  Ils étaient gênés au début, mais ça a bien coulé ensuite.  Nous avons eu droit un gâteau sorti d’on ne sait trop où qui a été servi dans le bateau, nous étions tous contents et il était délicieux !
Il m’arrivait souvent de me hisser en haut du mat du bateau, ma bonne musique de film dans les oreilles et de me laisser bercer par le doux roulement des vagues.  Ahhh… C’était si bon!  C’est également là que j’ai connu mon premier sommeil paisible depuis bien longtemps.  Sans rêve, sans cauchemar, sans insomnie, sans réveil au beau milieu de la nuit.
Juste le néant.  Un matin je me suis réveillée, j’ai ouvert les fenêtres de ma cabine qui donnait sur la baie, j’ai sorti par la fenêtre, tout bonnement, je suis montée sur le mat et j’ai regardé le soleil se lever sur la baie.  Ce matin-là, j’ai pleuré.
Les repas ont tous été excellents, sauf le fait qu’à la fin, on en avait marre des fruits de mer… hé hé !
Les gens ont tous dit « au revoir la Baie de Halong » pour la dernière fois quand nous sommes revenus vers la ville.  Mais ce n’est pas ma dernière fois.  Un jour, j’y retournerai, moi.  Pour ne serait-ce que ressentir à nouveau la plénitude que j’y ai ressentie. Nous sommes maintenant à la ferme du Colvert, un oasis de paix semble-t-il.  Je suis un peu dans un down après avoir quitté ce monde irréel, mais je crois m’en remettre…

Cela fait à peine une semaine que je suis arrivée et j’ai l’impression d’avoir toujours vécu ici…  Avec tous ce bruit, ces gens si sympathiques et ces conducteurs fous !
Je vous réécris bientôt pour vous donner la suite de mes aventures sur la planète Vietnam !

Rosemarie

Je ne saurais assez vous prévenir à quel point le temps passe vite.  Le voyage en famille ne dure pas indéfiniment.  Vous avez des inquiétudes face à un voyage en famille, partir au loin vous fait peur. je peux assurément mettre mon expérience à votre service.  Vous avez besoin de conseils pour voyager avec vos enfants, je peux vous aider.

Michel

http://www.voyages-enfants.ca/preparatifs-voyage-enfants/voyager-enfants-intro/

Retour d’une vacance dans un tout inclus à….Cuba !

Jan 15th, 2010 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

Me voilà de retour depuis deux semaines déjà de ma fameuse semaine dans un « tout inclus » de Cuba. Une expérience mémorable en vérité.

Mon verdict : Le temps de très grande qualité partagé avec mes proches valait bien des désagréments dont le plus grand fut incontestablement ce séjour dans ce tout inclus.

J’ai absolument détesté la formule du tout inclus.

N’eut été du très grand plaisir de me retrouver entouré de toute ma famille; frères, sœur, neveux et nièces en plus de mes deux parents, le voyage dans ce  Resort Cubain aurait été une catastrophe. Je n’y serais d’ailleurs pas resté plus d’une nuit, je serais partit à l’aventure découvrir l’île par moi-même avec Victoria. Mais fort de mes sept jours passé sur le site je peux maintenant davantage parler de mon expérience dans ce genre d’hôtel. J’y suis allé, j’ai vue et je me suis fait une opinion.

Nuançons un peu ces propos maintenant. L’hôtel le Serenis La salina où nous séjournions était, ma fois fort correct. La nourriture qu’on y servait était de piètre qualité mais on m’avait prévenu qu’à Cuba il ne fallait pas s’attendre à trouver des trésors de raffinement culinaire. Nous n’avons en effet rien trouvé qui se rapprochait de près ou de loin à un trésor. Mais sur ce point, pas de surprise et personne n’a souffert le moins du monde de problème intestinaux. La bouffe était salubre. En fait, c’est l’atmosphère camp de vacance qui m’était insupportable. Manger à la cafétéria et devoir faire la file pour un œuf le matin et pour un bout de poisson le soir. Tout cet alcool omniprésente et signe extérieur obligé des vacanciers pour bien démontrer que l’on s’amuse ferme puisqu’on a un verre à la main. Toute cette malbouffe qu’on sert et qu’on mange sans retenu. Ces : « Olé……olé olé olé! » que l’on entendait à tout moment à la piscine comme au restaurant, autre signe extérieur obligé d’affirmer haut et fort que l’on s’amuse ferme…..

Traitez-moi de snob si vous voulez !!!

Je conviendrai avec vous que cette façon de voyager nous a bien servi étant donné que nous étions 12 et qu’il y avait un écart d’âge de 65 ans entre le plus vieux d’entre nous et la plus jeune. Il fallait accommoder tout le monde et faire avec l’expérience de voyage et les inquiétudes de chacun. En ce sens le tout inclus nous a bien servit puisque tous ont pu se sentir allaise et sécurisé. Tous ont pu profiter à leur rythme du plaisir d’être ensemble dans cet environnement contrôlé. Tous sont revenus enchanté de leur séjour.

Je crois simplement qu’avec un peu de courage et une petite tolérance à l’inconnu on peut passer de bien plus belle vacance dans des lieux bien plus pittoresques et davantage en contact avec la culture local et ce à prix égal.

Un voyage dans un tout inclus !!!!

Dec 27th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

Dans quelques jours je quitterai pour l’île de Cuba où je séjournerai une semaine avec ma petite Victoria (12 ans) (Rosemarie est au Vietnam)) dans un « Resort », un des ces gros « tout inclus ». Cette fois pas d’aventure, pas de chambre à trouver, pas besoin de livre guide, pas de journée à organiser, que la douce vie Cubaine sur les plages d’un vert émeraude.

Pour un aventurier comme moi, aller à Cuba dans un « tout inclus » est quelque chose de bien particulier. Ça semble même un peu invraisemblable.

C’est que cette fois ce n’est pas l’aventure qui prime mais la famille, ce n’est pas mon plaisir qui prime, mais celui du collectif. Cette année, nous serons 12 à nous retrouver sur la plage de Varadero. Mes parents de 72 ans seront avec nous ainsi que mes 3 frères, ma sœur, et tous les neveux et nièces. Réunir tout ce monde à la même place en même temps n’est pas une petite affaire et cette année, bien que mon budget ne me le permette pas et que je n’éprouve en vérité aucun besoin de prendre des vacances, (j’étais au Ladakh il y a 5 mois à peine), je choisis de me joindre à ce moment unique qui risque de ne pas se reproduire avant un moment.  Il faut savoir prendre le temps.

Je vous donnerai mes commentaires au retour.

Heureuse et bonne année

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L’hiver québécois est bel et bien arrivé.

Dec 18th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs | 3 comments »

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Il y a trop longtemps que je n’ai écris et je m’en excuse.  Les semaines sont biens pleines.  Hier, j’ai ouvert ma saison de ski alpin, de planche à neige devrais-je plutôt dire puisque depuis plus de 10 ans je suis passé du ski alpin à la planche à neige. Il faisait -28 C° au sommet du Mont Tremblant. Le corps ne semblait pas avoir prit encore ses dispositions pour soutenir de tel froid, mais comme les conditions de neige étant vraiment excellentes, elles nous ont fait oublier le froid. J’avais avec moi ma petite grande fille Victoria (12 ans) et je devais garder un œil sur les doigts froid, les orteils qu’on ne sent plus, le nez et les petites parties du visage qui pouvaient se dégager pendant la descente. Les risques d’engelure étaient bien réels. Vive l’hiver québécois.  N’hésitez pas à me contacter pour vous aider à concrétiser vos projets de camping d’hiver, de petite ou grande expédition en ski de fond ou en raquette.  Petit projet d’escalade au Mont Washington,  etc.

Je me prépare uDSC_0826ne belle petite sortie en ski de fond pendant le temps des fêtes; quatre jours de ski de fond dans le magnifique parc de Mont Tremblant. Un petit ressourcement en nature dans des chalets sans électricité et sans eau courante. Un 4 jours de ski hors piste avec sac à dos. J’ai bien hâte. Il y en a vraiment pour tout les goûts au Mont Tremblant, renseignez-vous. Pas toujours besoin de vous lancer dans un parcours avec des journées de 25 kilomètres avec 35 kilos sur le dos, vous pouvez aussi trouver autre chose……de plus doux pour le corps.

À mon retour je vous parlerai de mon prochain projet de voyage ! Et oui, je repars. Je quitte avec ma plus jeune, Victoria dans deux semaines alors que ma plus vieille, Rosemarie, voyagera sans ses parents cette fois, en Asie du sud-est; au Vietnam.

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Des conseils pour voyager……l’expérience de l’un au service des autres !

Nov 18th, 2009 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

La clé d’un départ bien informé et bien préparé : une rencontre préparatoire avec un spécialiste en voyages autonomes

DSC_0123  J’ai rencontré, au cours de mes différents périples, dont le pèlerinage de Compostelle, bien des voyageurs qui s’étaient mal préparés parce que mal renseignés avant de partir et qui ont vécu des moments difficiles ou même qui sont revenus déçus de leur voyage à cause de cette lacune. D’autres se sont retrouvés coincés dans un voyage organisé où tout allait trop vite ou était trop fatiguant, où le groupe était trop gros ou les contraignait à composer avec des gens qui n’étaient pas particulièrement agréables, alors qu’ils auraient préféré organiser et faire leur voyage eux-mêmes, de façon autonome, à leur rythme. Avec seulement un peu d’aide et quelques conseils judicieux, ça aurait été possible.

 

Tout dernièrement encore, alors qu’avec ma copine nous marchions le chemin de Compostelle, en Espagne, un couple de Québécois a marché avec nous quelques jours. Il s’était joint à un groupe organisé, en forfait tout compris de deux semaines. En marchant, le couple s’est mis à nous questionner sur la distance qu’on parcourait T65

chaque jour, le poids de nos sacs à dos (eux bénéficiaient d’un service de transport des bagages), en fait ils nous ont questionnés sur toute la logistique de notre voyage : comment on choisissait les auberges le soir, où on mangeait etc. Et j’ai très bien senti alors qu’en entendant nos réponses, ils réalisaient qu’avec seulement un peu d’aide avant de partir, pour la préparation de leur voyage, ils auraient pu venir seuls, en couple, et le faire vraiment, à leur rythme, leur voyage. Eux marchaient seulement des sections du chemin et sautaient des étapes en se déplaçant en autobus avec le groupe. Alors, ils avaient le sentiment d’être là mais de ne pas faire vraiment le pèlerinage de Compostelle. Et lorsqu’on leur a dit quel était notre budget journalier, alors là, ils ont réalisé à quel point ça leur coûtait cher, leur voyage. Ils étaient là pour deux semaines et en fait ils auraient pu y être pour les mêmes 6 semaines que nous pour le même prix.

43 Une rencontre de quelques heures avec un spécialiste en voyage, avant le départ, vous permet de recevoir toute l’information nécessaire et de bénéficier de conseils judicieux sur les préparatifs du voyage et tout son déroulement. Il vous permet d’organiser vous-même votre aventure et de pouvoir la vivre à votre façon, qui sera toujours la meilleure pour vous. Lors d’une consultation, vous pouvez poser toutes les questions que vous avez en tête : les auberges sont comment ? la nourriture ? l’eau ? Partager vos inquiétudes : la distance journalière ? Mon genou un peu plus faible, mon dos ? Vous assurer que votre planification est bonne : nombre de jour pour faire en toute quiétude le circuit choisi, comment revenir à notre point d’arrivée après le périple. Faire en sorte que votre itinéraire soit au point, juste assez chargé sans être épuisant. Être conseillé par quelqu’un qui voyage depuis des années et qui est allé sur place voir, qui l’a fait est toujours la meilleure des choses.

Extrait de mon journal de bord : Zanskar, 2009

Sep 17th, 2009 Posted in Extrait de mon journal de bord. | no comment »

De la capitale, Leh, (Himalaya Indienne) et avec le temps dont nous disposions (6 semaines), notre séjour dans les montagnes nous a permit de faire deux trecks; un au Ladakh et un second au Zanskar.  Une nature finalement bien différente.

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Journal de bord: Honupatta via Sasir la (Le col de Sasir (4720 mètres d’altitudes)) C’est terminé pour les cols. Demain, petite journée de 15 kilomètres dans la vallée jusqu’à Wanlah. Le calme et le silence des montagnes m’a particulièrement touchés aujourd’hui. La nuit a été plutôt moche. En plus de l’altitude qui m’a gardé éveillé, il y avait une pente dans la tente qui m’a envoyé rouler sur ma droite toute la nuit. Mais tout ça fait partie de l’aventure

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Comme c’est beau ici. Le Zanskar, quel endroit hors du commun, presque hors du temps. Aujourd’hui en montant jusqu’au col, sachant que c’était la dernière difficulté de la route, je me disais que déjà ce treck, notre deuxième, touchait à sa fin. Demain nous dormirons à Leh, et…prendrons une douche à l’hôtel. Je rapporte de ce périple des images incroyables, d’une très grande beauté. Les deux trecks furent très différents l’un de l’autre et le choix de faire le premier en autonomie complète et le second avec cuisinier et chevaux (pour porter l’équipement) fut judicieux. Nous rentrons à Leh comblés.

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Extrait de mon journal de bord . Ladakh. 2009

Aug 16th, 2009 Posted in Extrait de mon journal de bord. | no comment »

Le trek de la Vallée de Markha au Ladakh (HImalaya Indienne) s’étend sur 8 jours. Si on le débute à Stock, il nous impose de franchir 3 cols de 5000 mètres et de dormir parfois à près de 4500 mètres d’altitude. Le faire en autonomie W Ladakd 2009 311complète comme nous l’avons fait est une entreprise difficile et extrêmement exigeante sur le plan physique. C’est un défi qu’on se lance, assurément.

 

Voici mes impression du jour 3, extrait de mon journal de bord.

« Up » camp, tout près du col du Ganda la (5000 mètres d’altitude) Ce soir nous dormirons à 4500 mètres, c’est haut, mais Jean et moi sommes très bien acclimatés. Les trois Danoises qui sont avec leur guide sont montées bien vite.  Elles ont prit 1000 mètres aujourd’hui, c’est trop.  Elles ne se sentent pas bien d’ailleurs.  L’endroit est somptueux. Il y a ici plusieurs petits groupes de trekkeurs, mais ils sont tous avec guide et chevaux (Pour porter l’équipement) Chaque jour porte en lui son lot de difficultés et de moments enchanteurs.  C’est bien cela la montagne; une suite de moments difficiles et de pur enchantement.

P1000048 Je me sens bien, mais c’est lourd, très lourd. Chaque pas demande un effort et l’altitude complique tout. Mais quelle joie d’être ici, au Ladakh à marcher ces montagnes d’une rare beauté. Pour un moment je fais partie du paysage, pour un moment j’habite ici. Hier j’étais passablement déprimé, presque près à m’en retourner. Mais je ne m’en retourne pas, je termine. J’évalue une fois que c’est terminé ce que j’ai vécu, je termine d’abord. Je sais trop bien que le dépassement de soi est indissociable d’une aventure en montagne. N’est-ce pas d’ailleurs ce que je suis venu chercher ici ? Il est 16h29 et le soleil me réchauffe encore. La vue est magnifique.

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(Il est 20h00, les trois Danoises viennent de quitter pour redescendre coucher plus bas.  Ça n’allait pas bien du tout.  L’altitude ne pardonne pas.)

La synchronicité de la vie et le Ladakh

Aug 6th, 2009 Posted in Extrait de mon journal de bord. | no comment »

Il y a des voyages qui prennent forme comme ça spontanément, qui semblent sortir de nulle part et qui s’organisent sans que l’on ai eu à déployer beaucoup d’énergie. Un peu comme si l’univers elle-même avait

W Ladakd 2009 295participé et voulu que l’aventure se réalise.

Comme si elle avait dit : « allez, vas-y c’est un moment qui ne reviendra pas ».  Et bien le voyage que je viens de vivre au Ladakh et au Zanskar (Himalayas Indienne) est de ceux-là. Cinq semaines à parcourir les montagnes, les vallées et à franchir les cols enneigés de ce lieu unique au monde, presque hors du temps. Un de mes meilleurs amis c’est joint à moi pour cette aventure, un ami grimpeur avec qui j’ai déjà escaladé l’Aconcagua et le Sajama et avec qui j’ai marché la Patagonie il y a quelques années. Ce n’est pas chose simple que d’arriver à faire concorder deux horaires déjà remplit de travail et d’une vie de famille pour réunir deux amis de l’autre côté du monde. À quelques semaines d’avis seulement, le processus c’est mit en branle et 21 jours plus tard, lui de Winnipeg et moi de Montréal nous rencontrions à Leh, petite ville du nord de l’Inde, tout près de la frontière de la Chine et du Tibet. On appelle d’ailleurs cette région « le Petit Tibet ».

On appelle ce genre de synchronicité une fleur de la vie. Il ne reste plus qu’à la respirer et dire MERCI.

Lettre à une amie du lointain Ladakh !

Jul 31st, 2009 Posted in Extrait de mon journal de bord. | 5 comments »

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Rebonjour du lointain Ladakh chère Amie
Merci pour ton mot, ce fut un plaisir de te lire.
Je suis sorti depuis quelques jours des montagnes du Zanskar.  Un deuxième trek dans une autre région de ce bout du monde.  Trecker, c’est une expérience bien simple finalement.  C’est se lever le matin avec un petit the au lait, déjeuner dehors au soleil, rouler la tente, aider a charger les chevaux et…..se mettre en marche sachant a l’avance que, dépendamment de la journée il nous faudra monter 1000 mètres, passer le col du Ganda La, redescendre de l’autre cote de 500 mètres et remonter la vallée de 400 mètres pour se positionner pour le prochain col a 4900 mètres que nous passerons le lendemain.  Peu de surprise finalement.  C’est un Compostelle un peu plus physique, un peu plus fort en nature sauvage………….si loin des hommes si prés des Dieux !!!!!

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Les paysages étaient magnifiques et les temps de solitude très fort.  Comme la forme était très bonne, même si le parcours Padum – Lamaruyu que nous avons fait était plus difficile que le premier, pour nous ce fut plus facile.  Cette fois-ci nous avions un cook et des chevaux pour porter l’équipement.  On pourrait presque parler de vacances…mais ca c’est bien relatif !!!  Les nuits étoilées étaient de toute beauté et sortir de la tente pour le pipi de deux heures du matin était une expérience mystique.  La nature, si proche, si vivante, nous appelait par notre nom comme si elle nous connaissait.  Il y a derrière le flot continuel de pensées dans notre tète, derrière ce monologue intérieur qui ne cesse jamais, une âme immortelle qui vit une expérience terrestre et qui a besoin de silence pour exulter……..la marche et l’effort physique, l’énergie de la nature amène ce silence si difficile a capturer autrement.  C’est assurément un des bénéfices les plus évidents de ce genre d’aventure.

Au monastère de Linkchet, vieux de 1000 ans, il y avait une salle de prière ou nous sommes entres qui était tout simplement incroyable.  Et je ne parle pas seulement du lieu physique, de la décoration.   DSC_0191

Il y avait dans ce lieu saint ou se réunissent des gens pour prier depuis 1000 ans (Le plus vieux monastère du Zanskar) une énergie à fleur de peau.  On s’y assoit, on fait silence, et tout a coup on sent que ce n’est pas un lieu habituel, qu’il y a quelque chose qui pénètre l’âme ici et sans trop savoir pourquoi des larmes se mettent à couler sur nos joues.  Peut-être que la marche pour arriver jusque la dispose le pénitent.  Enfin………  chose certaine, c’est dans le silence que les choses se passent et sur la montagne le silence est notre ami, même si par moment il exige beaucoup de nous de par l’éloignement, la différence de culture, la déstabilisation de notre être et aussi la peine d’avoir laisse ceux qu’on aime derrière.  On se sent loin par moment……et ce n’est pas parce qu’on ne veut plus jouer qu’on peut en claquant des doigts en finir.  Non pas, si on veut en finir il faut d’abord sortir des montagnes et ca peut vouloir dire marcher encore 3 ou 4 jours quoi qu’il arrive, morale ou non, sante ou non.  Pas de sortie “coté jardin” pour reprendre une expression théâtrale.