Moment sur le Mont Washington

Jan 22nd, 2016 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

 

Le silence qui suit…

Il y a un silence particulier ce matin. Un silence d’après quelque chose….. Un silence de « je ne suis pas mort !», de « je suis presque monté au ciel hier !». Un silence de « je suis toujours en vie !». C’est un silence un tantinet plus silencieux que d’habitude.

Martin et moi avons survécu à une avalanche dans Tuckerman’s Ravine sur le Mont Washington hier. Nous étions dans le couloir nommé « The Chute ». La neige s’est fracturée et tout a commencé à glisser. Ce fut un long moment passé sous la neige, une interminable descente de 200 mètres.

Martin est à quelques mètres au-dessus de moi, nos crampons mordent dans la neige, nous progressons bien. Il fait un temps magnifique. Nous ne sommes pas seuls, il y a des skieurs de montagne autours de nous. Mais dans l’étranglement du couloir, la neige est différente, transformée, instable, comme une planche sur des billes. Le temps pour Martin de me signifier que la neige n’est pas bonne et pour lui d’essayer de traverser à droite du couloir, où il serait moins exposé, que ça se fracture au-dessus de nous. Je la vois la fracture, je la vois s’agrandir alors que la table de neige durcie et transformée en microbilles s’ébranle et glisse lentement vers le bas. Je suis dessus, je me mets à descendre, j’imagine, pour une fraction de seconde, que je vais réussir à garder ma place au soleil et pouvoir surfer sur la neige. On voit ça dans les films, dans « l’Âge de glace », il surfe sur son glaçon. Mais ce n’est pas un film et bientôt tout se morcelle, se sépare, se disloque. J’entends crier : « Avalanche !», mais pour moi il n’est plus temps pour rien d’autre que la balade vers le bas. Martin a plongé dans le vide par-dessus l’éperon rocheux, emporté par la neige ; J’ai cru qu’en traversant sur la droite il avait pu éviter le pire mais il est parti en même temps que moi lorsque tout s’est mis à bouger. Je me retrouve sous la neige, c’est lourd, noir, je suis à quatre pattes pour un moment, poussant avec mes bras et mon dos pour garder une poche d’air entre mon visage et la neige, je sens la neige glisser au-dessus de moi, s’épaissir, m’écraser, me pousser vers le fond. J’ai cette pensée que je vais mourir si ça s’empile encore comme ça plus longtemps. Je bascule, part en vrille, mon visage heurte quelque chose, ma tête, mais je ne panique pas, je me positionne du mieux que je peux, j’écoute la neige, mon corps qui tourne sur lui-même, la neige qui cherche à m’étouffer.

En fait, elle ne cherche rien du tout, la neige, elle est simplement là sans aucune arrière-pensée. C’est moi qui ne devrais pas être là.

Mais je suis-là, et mon ami aussi est là, et le ciel bleu a disparu, et la beauté magique de ce paysage d’hiver aussi a disparu, et nous voilà à lutter pour nos vies.

En fait, le ciel bleu est toujours là, et la beauté du lieu est toujours aussi sublime, c’est moi qui ne suis plus dans le même état d’esprit, incapable d’apprécier parce qu’accaparé par autre chose : ne pas mourir.

Escalade de glace, grand bonheur de l’hiver

Dec 12th, 2014 Posted in Extrait de mon journal de bord. | Comments Off

Ma saison d’escalade de glace est officiellement ouverte. J’étais sur le Mont Washington en fin de semaine, j’y ai grimpé “Damnation” au soleil, un long couloir de neige et de glace de 250 mètres….sans corde, en solo. Rien de mieux pour rester dans le moment présent. Après nous avons fait “Pinaccle gully” de nuit à la frontale. La lune était ronde et lumineuse. Un grand bonheur d’aller jouer dehors.  Le ski de fond est presque prêt ainsi que la base pour la planche à neige.

Voici Damnation Gully III 3  250 mètres

Damnation 2014

Comme il y avait déjà du monde dans Pinnacle Gully nous nous sommes dirigés vers cette alternative qui s’est avérer être au soleil toute la journée, alors que Pinnacle est toujours à l’ombre.  C’est en fin de journée, une fois le soleil descentu derrière les montagnes que Pinnacle Gully, déserté par les grimpeurs était libre pour nous.  C’est à la frontale que nous l’avons grimpé.

Voici Pinnacle Gully III 3  150 mètres. Huntington Ravine

Pinnacle Gully 2014.

Voyage en famille. Voyage d’aventure. Faire attention sur l’information que l’on trouve sur le Net

Mar 26th, 2014 Posted in Conseils aux voyageurs, La planification d'un Voyage, La planification d'un Voyage avec enfants | Comments Off

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Ça fait un moment que j’ai envie de parler de ce phénomène que je rencontre de plus en plus sur le Net et qui consiste à donner son avis sur un pays, une ville, une agence locale et surtout sur l’indice de dangerosité d’un endroit, sans retenu aucune, comme si on y vivait depuis 3 ans, sans considérer qu’on y a passé que 2 jours, qu’on a utilisé les services de cet agence seulement 3 jours, et que notre aventure d’un mois à parcourir ce coin du monde immense ne fait pas de nous un expert, loin s’en faut.

Des gens posent des questions précises sur les forums de voyageurs et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir – de nuit par exemple, en autobus, et à moitié endormi- il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir.

L’internet est une source d’information unique mais il faut en prendre et en laisser, et souvent en laisser beaucoup. C’est vraiment en recoupant l’information à travers 3 ou 4 récits de voyage différents qu’on peut penser que ce conseil très pointu sur les dangers d’arnaque, ou de vol, ou d’enlèvement, est bien réel. Même chose pour une agence qu’on recommande. Il est aussi important de considérer l’âge et l’expérience de voyage de celui qui écrit. La notion de danger pour l’un n’égale pas toujours celle de l’autre. Même chose quand on parle de confort, ou de fiabilité d’une agence locale.

Que ceux ou celles qui ont eu des problèmes le signalent, c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Mais, et c’est là aussi où il nous faut être prudent sur ce qu’on trouve, il y a aussi tous ceux qui n’ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, ce qui leur permet d’affirmer haut et fort qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. C’est comme écrire un mot pour dire qu’on s’est fait arnaquer de 2 dollars par un conducteur de touk touk ou de taxi à Delhi ou Bangkok, ça ne sert à rien, surtout si on ne mentionne pas qu’on a oublié de bien s’entendre sur l’extra bagage. Écrire un mot pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu de problème ne prouve rien non plus. C’est bien d’écrire un mot sur notre vécu, mais de là à dire que l’endroit est totalement sécuritaire parce que nous on y est passé en bus ou qu’on y a séjourné 48 heures c’est un peu présomptueux. Et c’est pour ça qu’il faut prendre ce qu’on trouve sur le net avec un peu de retenu.

En résumé, lisez, fouillez, et lisez encore, et prenez des notes. C’est seulement en recoupant l’information avec son livre guide, avec 3, 4, 5, différents récits de voyage qu’on peut penser qu’une information importante est vraiment précise.

Service d’un guide privé pour vous accompagner en voyage

Nov 22nd, 2013 Posted in Conseils aux voyageurs | Comments Off

Pourquoi retenir les services d’un guide privé pour vous accompagner en voyage

La réponse à cette question me vient bien aisément; pouvoir réaliser un rêve de voyage que vous ne pourriez réaliser autrement. Pour réaliser un rêve de voyage adapté totalement à votre rythme, à vos limitations, à vos insécurités à vos désirs, à vos rêves. Le guide dont je parle ici c’est comme avoir un secrétaire privé à votre service.

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Je pense aux familles bien-sûr, mais encore davantage aux personnes âgées.

Combien en ai-je rencontré de ces retraités qui avaient des moyens, beaucoup de moyens, mais qui faute de compagnon de voyage, ne désirant aucunement se joindre à un groupe organisé, reste à la maison à rêver de leur voyage en pays exotique. Vraiment trop dommage.

Vous rêvez de marcher Compostelle, mais l’idée d’y aller seul vous décourage. L’idée d’avoir à négocier les transports, les billets d’avion, de devoir faire des recherches sur internet sur comment ça marche, les hôtels, la nourriture, etc. L’inquiétude de porter un sac peut-être trop lourd sur de trop longue distance etc.

Moi qui ai marché Compostelle je me dis sincèrement. Pourquoi ne se paye-t-il pas un guide privé ? Pourquoi ne s’offre-t-il pas le luxe d’un guide qui peut porter le sac trop lourd en cas de problème, prévoir les couchers, négocier tous les petits trucs de la journée. Pourquoi ne s’offre-t-il pas ce luxe, dispendieux certe, mais tellement accessible. Il est clair qu’on ne retient pas les services d’un guide / secrétaire privé si on peut voyager avec des amis, en groupe, avec notre conjoint, etc. On s’offre un guide de cette nature quand on veut faire quelque chose que personne autour de nous ne veut faire avec nous (Comme marcher Compostelle par exemple) C’est le guide privé ou pas de voyage du tout, c’est plutôt ça l’équation. C’est ça ou je reste chez-nous et le temps lui il passe !!!!

C’est pour ça qu’il y a des guides privés.

Que ce soit pour marcher le chemin de Compostelle, un rêve que vous caressez mais que vous n’osez entreprendre seul ou avec un groupe organisé. Que se soit pour un voyage en famille avec de jeunes enfants un peu plus aventureux, un guide privé à votre disposition vous permettra de vivre une aventure qu’il vous aurait été impossible de vivre autrement.

Faites-vous ce cadeau, contactez-moi. Nous discuterons de vos besoins de vos attentes et du genre d’aventure que vous voulez vivre. Un guide privé peut vous permettre de vous aventurer là où vous n’auriez jamais osé vous aventurer seul ou en famille avec vos enfants. Avec un guide privé à votre service sur place pour sécuriser chacun de vos déplacements, chacune de vos activités vous pourrez vous concentrer sur la beauté du lieu en abandonnant la logistique à quelqu’un d’expérimenté qui sera à l’écoute des besoins. Un luxe, certes, mais qui donne tellement de latitude.

Je crois le plus sincèrement du monde qu’un guide privé peut vous permettre de vous envoler où vous voulez !!!!

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Voyager avec des enfants !??! Qui, moi ? Oui moi ! Quelle incroyable expérience

May 22nd, 2013 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

Pourquoi voyager avec ses enfants ?

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Si vous me pressez de répondre à cette question, une réponse tout égoïste viendra d’abord spontanément : voyager fait partie de nos plus grands plaisirs dans la vie, nous voulons absolument continuer de voyager, alors… nous n’avons pas vraiment le choix. Celà dit, l’aventure en famille amène plus que son lot d’aspects positifs. Et ces aspects positifs proviennent justement du fait qu’en voyage avec des enfants, nous ne sommes plus perçus comme de simples voyageurs, mais comme « une famille », avec tous les privilèges que cela apporte. Une des rares choses qui relie tous les humains, à travers cette planète, c’est la famille. Une famille qui voyage ouvre donc bien des « portes » (rencontres intimes, invitations à coucher, invitations à partager un repas, une cérémonie, etc.) qui seraient restées closes pour un couple ou un individu voyageant seul. On a confiance en une famille, on a confiance lorsqu’il y a des enfants. Et, comme parents, nous 34sommes toujours heureux lorsque nos enfants ont la chance de vivre une expérience enrichissante avec d’autres enfants. Outre les rencontres spontanées que nos filles génèrent sur le terrain, celles-ci, par leur rythme particulier et leurs besoins spécifiques, nous imposent aussi une façon différente de voyager, plus lente, plus contemplative, plus en profondeur. Voir moins, mais voir mieux, voilà certainement un des aspects les plus positifs du voyage en famille. Mais des problèmes, il y en aura, c’est certain. Où loger ? Comment s’y rendre ? Quoi manger ? Quoi ne pas manger ? Il y aura des jours où rien n’ira plus et où vous vous demanderez ce que diable vous êtes venus faire là. Il y a beaucoup de barrières à franchir avant de pouvoir se retrouver dans l’avion, prêts à partir, avec ses enfants assis à ses côtés. Mais ne vous laissez pas décourager et n’écoutez pas trop les rabat-joie. Parce qu’on essaiera de vous décourager, de vous faire peur, on vous traitera même peut-être de parents irresponsables, de fous ! Cependant, ne perdez jamais de vue ceci : voyager avec ses enfants restera toujours une expérience de vie unique, une façon sans égal de resserrer les liens familiaux et d’ouvrir le monde à ceux qu’on aime.

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Voyage en famille; Carnet de voyage. Le Myanmar

Jan 30th, 2013 Posted in Extrait de mon journal de bord. | Comments Off

Ce matin je ne sais pas pourquoi mes pensées se tournent vers les voyages du passés.  Lors que mes filles étaient petites.  -Nous venons de célébrer les 20 ans de ma plus grande.  Ce qui était n’est plus.  Le temps a filé.  Il y a un temps pour chaque chose, disait ma mère, c’est bien vrai.  Enfin je partage avec vous ce moment de vie………il y a longtemps, presqu’une autre vie, mais toujours bien vivant dans mon cœur.

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Myanmar, dans l’avion du retour, 1997 (Rosemarie, 4 ans, et Victoria, 3 mois)

9 h 05, heure du Québec. Nous devrions être chez nous à 15 h. Près de 35 heures auront égrené leurs minutes entre le moment où nous avons quitté l’hôtel de Rangoon et le moment où nous poserons le pied sur le pas de notre porte. Mes trois femmes dorment, tant mieux, le temps passe plus vite comme ça. Rangoon, le lac Inle, Pindaya, Bagan, « mingalaba » (le bonjour birman), tout ça est désormais derrière nous. Une autre grande aventure qui se termine. Ma famille rentre au pays plus belle et plus unie que jamais par cette expérience si forte. 68Rosemarie revient avec des images et une vision du monde incroyables ; pour Victoria, chaque moment aura marqué ses sens, mais nous ne verrons le résultat de cette expérience particulière de voir le monde à l’âge de 3 mois que dans plusieurs années. Marie‑Chantal rentre au pays triomphante et heureuse. Fière d’elle et de son courage, avec raison. Pour ma part, j’avais bien des peurs avant d’entreprendre ce voyage. L’une d’elles étant qu’on exige de moi un prix à payer pour avoir la chance de vivre une si grande aventure. Un prix (blessure d’un enfant, perte de la santé, tout ce qui peut arriver d’horrible, quoi !) que je n’étais pas prêt à payer, un prix trop élevé pour ce que j’étais capable de prendre. Une fois de plus, la vie fut douce avec moi. Elle a bien pris soin de moi et des miens.

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Voyage en famille, voyage avec des enfants, voyage autonome. Michel au Salon International Tourisme voyages

Oct 22nd, 2012 Posted in Conseils aux voyageurs | Comments Off

J’étais au Salon International Tourisme Voyages en fin de semaine à la Place Bonaventure (Montréal). C’était une première pour moi et je dois dire que j’ai été ravi de mon expérience. D’abord parce que je montais sur scène pour y présenter des extraits de mon tout dernier spectacle : Michel Houde GLOBE-CONTEUR, mise en scène par la très talentueuse Marie-Chantal Renaud et ensuite parce que l’on pouvait me retrouver après dans un petit kiosque pour y 2012-10-20 17.33.20parler voyage; conseils sur la route, planification, etc. Deux de mes plus grandes passions étaient réunis; monter sur scène et parler voyage. Ma grande fille Victoria, du haut de ses 15 ans et soutenue par sa grande expérience du voyage m’assistait dans ma tâche de conseiller les gens. J’y ai vendu plusieurs exemplaires de mes deux livres sur le voyage : Le Guide du voyage en famille et le Guide du voyageur averti.

Je constatais une fois de plus chez les gens et les familles qui venaient me voir à mon kiosque pour échanger sur leur prochain voyage que le voyage en autonome fait peur mais qu’en même temps il appelle les gens. Le goût du défi et de l’aventure est là en chacun de nous.

Je vous redis ce que je crois sincèrement : N’importe qui peut voyager en autonome si son voyage est bien préparé, bien planifié et bien ajusté à son expérience. Mais voyager, comme n’importe quoi d’autre, est quelque chose qui s’apprend. Il faut y aller doucement, à son rythme. Il n’est pas toujours facile d’évaluer le degré de difficulté d’un pays en fonction du choc culturel, de l’éloignement, de la nourriture et des services sur place, etc. Qu’est ce qui fait que le Laos est plus difficile que la Thaïlande ? Qu’est ce qui fait que la Mongolie demande plus de préparation qu’un autre pays comme le Népal ? Le Costa Rica et la Bolivie sont bien différents, pourquoi ? Il faut lire, se renseigner.

Je suis là pour vous aider et partager mes connaissances et ma passion du voyage. Si je peux vous être utile……n’hésitez pas.

ET BON VOYAGE

Michel Houde GLOBE-CONTEUR le 18 octobre 2012 à 20h00 au théâtre du Gesù. Montréal

Oct 6th, 2012 Posted in Conseils aux voyageurs | Comments Off

Flyer Mike Houde_Recto

Flyer Mike Houde_Verso

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Aug 2nd, 2012 Posted in Conseils aux voyageurs | no comment »

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Voyages en famille. Vivre à l’hôtel avec ses enfants II. (extraits de nos journeaux de bord)

Jul 24th, 2012 Posted in Extrait de mon journal de bord., Sur la route en voyage avec ses enfants | Comments Off

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Myanmar, Nagpali, 1997

Marie-Chantal (Rosemarie, 4 ans, et Victoria, 3 mois)

Je me suis assoupie avec Victoria. Elle boit lentement, la coquine. Je crois qu’elle va dormir encore une heure. Rosemarie a passé tout ce temps avec les pêcheurs locaux à démêler les filets pleins de poissons et de crustacés étranges. Je l’entends s’exclamer d’ici. Je vois Michel sur la plage, un peu plus loin. Il écrit dans son journal. On a bien fait de changer de chambre, ce matin, même si le toit est un peu décrépi et que les toilettes font parfois défaut. La petite hutte dans la jungle était bien mignonne mais nous aurions eu l’impression d’être toujours séparés. Allaiter avec vue sur mon chum, ma fille et la mer est bien plus agréable qu’avec vue sur les bambous et les cocotiers… toute seule.

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Mexique, Tulum, 2000

Michel (Rosemarie, 7 ans, et Victoria, 3 ans)

Il vente beaucoup aujourd’hui, un peu comme hier. Rosemarie ne tenait plus en place, elle est allée se promener sur la plage avec sa maman. Je reste avec Victoria qui dort. Toute la nuit, le son des vagues nous a bercés. Quel plaisir de pouvoir voir la mer en ouvrant la porte de son bungalow ! Notre réservation d’avant départ avait été bien enregistrée, notre chambre nous attendait. La chambre n’est qu’à 6 mètres de la mer. D’ici, nous pourrons surveiller les enfants efficacement et Victoria pourra faire son dodo de l’après-midi sans problème.

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Inde, Jaisalmer, 2005

Victoria, 7 ans

Notre hôtel s’appelle Victoria, comme moi ! Le monsieur de l’hôtel m’a dit que j’étais la reine de la place et il me donne souvent des oranges et des peanuts ! Les trois autres messieurs sont des Népalais et ils sourient tout le temps. Notre chambre est ronde parce que nous sommes dans une tour du fort. Aussi, il y a un balcon suspendu dans le vide où il y a plein de coussins multicolores. On peut voir le beau coucher du soleil au bout du désert. Papa et maman le regardent tout le temps.